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2 cas de la fièvre Lassa notifiés dans le district de Mango

Dans un communiqué publié ce 14 mars, le Ministère de la Santé et de la protection sociale annonce sans plus de détails qu’au cours de la semaine du 07 au 11 mars 2016, le district de l’Oti a notifié deux cas de fièvre hémorragique de Lassa. Un médecin américain en poste à l’hôpital Baptiste espérance de Mango est décédé dans un hôpital Allemand. Il avait été diagnostiqué comme porteur du virus Lassa. Au moins 84 personnes soupçonnées d’avoir été en contact avec le médecin décédé ont été mises en observation.

 Une campagne de sensibilisation des populations de la préfecture de l’Oti et de ses environs aurait débuté. Officiellement, c’est la première fois que le Togo enregistre un cas de fièvre Lassa. Pour les observateurs, ceci parait évident, vu l’épidémie de la fièvre Lassa connue au Nigéria et au Benin dans ces derniers mois. La fièvre Lassa a pratiquement les mêmes caractéristiques que le virus Ebola.

La fièvre hémorragique virale de Lassa est une maladie aiguë qui dure d’une à quatre semaine et survient. Elle se développe pour l’heure en Afrique de l’Ouest. Décrit pour la première fois dans les années 50, le virus responsable n’a pas été isolé avant 1969. Il s’agit d’un virus ARN simple brin appartenant à la famille des Arenaviridae. La fièvre de Lassa sévit en Guinée Conakry), au Libéria, en Sierra Leone et dans certaines régions du Nigéria. Pour l’OMS, elle est sans doute également présente dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest.

Comment se transmet le virus ?

En général, on s’infecte par le virus de Lassa en s’exposant aux excréta, urines et déjections des rats du genre Mastomys, souvent appelé « rat à mamelles multiples ». Mais le virus se transmet aussi entre êtres humains lors du contact direct avec du sang, des urines, des fèces ou d’autres liquides biologiques d’une personne atteinte. Aucune donnée épidémiologique ne confirme à ce jour la possibilité d’une transmission aérienne du virus entre humains. La transmission interhumaine se produit à la fois dans la communauté et dans les services de soins, le matériel, comme des aiguilles réutilisées, pouvant transmettre le virus. On a aussi signalé des transmissions par voie sexuelle. La fièvre de Lassa est donc une zoonose, ce qui signifie que l’homme se contamine au contact d’animaux infectés.

Signes et symptômes

Fièvre, état de faiblesse généralisée et sensation de malaise, voici les premiers signes annonciateurs. Après quelques jours, le malade peut avoir des maux de tête (céphalées), une irritation de la gorge, des myalgies, des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, de la toux et des douleurs abdominales. Dans 80 % des cas environ, l’infection humaine reste asymptomatique ; pour les autres, on observe une atteinte sévère de plusieurs organes, foie, rate et reins par exemple. La durée d’incubation ou le temps mis par le virus pour se développé dans le corps, varie de 6 à 21 jours. Le début des manifestations cliniques est en général progressif, avec de la Dans les cas les plus graves, un œdème de la face, du liquide dans la cavité pulmonaire, des hémorragies dans la cavité buccale, nasale, dans le vagin et dans l’appareil digestif et une hypotension peuvent apparaître. A un stade tardif, il arrive de voir un état de choc, des convulsions, des tremblements, une désorientation du sujet et le coma. La surdité survient chez 25 % des malades et la moitié d’entre eux recouvrent en partie l’ouïe au bout d’un à trois mois. On peut observer des chutes de cheveux passagères et un affaiblissement de la coordination au cours de la convalescence. Du moment où, ces symptômes ne sont particuliers à cette maladie, seuls des tests au laboratoire peuvent préciser le diagnostic.

Morbidité et mortalité

D’après certaines études, il y aurait en Afrique de l’Ouest entre 300 000 et 500 000 cas par an, dont 5 000 mortels. Le taux de létalité est de 1 %, mais il atteint 15 % chez les patients hospitalisés. Dans les cas mortels, le décès survient en général 14 jours après l’apparition des symptômes.

Cette maladie est particulièrement grave lorsqu’elle se produit en fin de grossesse : au troisième trimestre, la mère décède ou perd son enfant dans plus de 80 % des cas. Le corps médical est aussi très exposé si les mesures de lutte anti-infectieuse ne sont pas prises. Au Nigéria, entre janvier et mars 2012, trois médecins et quatre agents infirmiers sont décédés.

Quelles sont les personnes les plus exposées

Toute personne peut être infectée par la fièvre de Lassa à tous les âges. Les populations rurales sont les plus exposées. Surtout là où on trouve des rats du genre Mastomys, et où l’assainissement manque et dans les endroits surpeuplés. Les agents de santé sont aussi très à risque.

Les mesures de prévention

Dans les communautés, la prévention de la fièvre de Lassa passe par la promotion d’une bonne « hygiène communautaire » pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Parmi les mesures efficaces, on citera la conservation des céréales et plus généralement des aliments dans des contenants résistant aux rongeurs, l’élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l’intérieur de celles-ci et la présence de chats.

Les rats du genre Mastomys sont si abondants dans les zones d’endémie qu’il est impossible de les éliminer complètement de l’environnement.

Traitement

Pour le traitement il s’agit de la ribavirine, un antiviral à large spectre contre les virus à ARN utilisé en particulier pour le traitement de l’hépatite C. Malheureusement, ce traitement ne représente pas une solution satisfaisante au problème que pose la fièvre de Lassa dans les pays endémiques : pour être efficace, la ribavirine doit être administrée très précocement après l’infection. Or les signes cliniques du début de la maladie sont similaires à ceux observés pour d’autres pathologies, comme le paludisme ou la dysenterie, très fréquentes dans ces zones du globe. L’implication du virus Lassa n’est donc souvent envisagée que plusieurs jours après l’apparition des symptômes,  et la ribavirine, dans les rares cas où elle est disponible sur le terrain, est le plus souvent administrée trop tardivement pour être efficace.

Mais actuellement, aucun vaccin ne protège contre la fièvre de Lassa. Néanmoins de sérieuses recherches et tests sont actuellement en cours.

Sources: OMS; Institut Pasteur

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