by Sani David 28 Sep 2020 0 commentaires 612 Vues
L'association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF) a organisé le jeudi 17 septembre
2020, un atelier de partage des résultats de son projet arrivé à terme, de
l'implication des garçons et hommes dans la santé sexuelle et de la
reproduction et la PF. Les interventions du projet ont impacté
significativement la vie et la perception des hommes sur la PF dans les
localités de mise en œuvre. Vu les bons résultats du projet, l'atelier a permis
aux acteurs de mise, partenaires techniques et financiers, responsables des
structures publiques et les leaders communautaires d'échanger sur les approches
de mobilisation de ressources en vue de la pérennisation des acquis. L'hôtel
Ahoefa a servi de cadre pour ladite rencontre.
Au Togo, dans toutes
les cultures, l'homme joue un rôle prédominant dans la prise de décisions
concernant tous les aspects de la vie de la famille. Mais l'évidence montre que
les hommes manifestent peu d'intérêt pour les questions de Planification
Familiale et de Santé de la Reproduction. Pour certains la « Planification Familiale, c'est l'affaire des femmes » pendant que d’autres interdisent
ou influencent négativement la décision de leur épouse à opter pour la PF. La
réalité dans la plupart des cas montre que les hommes ont plutôt une
faible connaissance du sujet. Pour susciter l’implication des hommes pour une
telle thématique, il faut créer un cadre pour cela. Ainsi le plan d'Action National
Budgétisé de PF (PANB-PF) 2017-2022 intègre l'engagement, la participation et
la responsabilisation des hommes dans la Santé de la Reproduction de leur
famille et de la communauté.
L’ATBEF en a fait un
projet à part entière. De janvier 2017 à décembre 2019, elle a exécuté avec
l'appui de sa fédération mère, l'IPPF, ce projet d'implication des hommes et
jeunes garçons dans la SR/PF. C’est l’un
des projets communautaires innovants de l’ATBEF. Dans sa mise en œuvre,
l'ATBEF a opté pour une Approche de Promotion Communautaire de la Santé de la
Reproduction Centrée sur les Hommes et les Garçons (APCSR/CHG). Elle s’est
aussi engagée dans l'innovation avec l'élaboration et l'expérimentation de
pratiques novatrices visant à améliorer la santé et les droits sexuels et
reproductifs des populations mal desservies.
Le projet s'inscrit dans le cadre du nouveau plan stratégique de l'IPPF et de l'ATBEF (2016-2022) avec la mise en place de nouvelles approches dans les interventions en matière de Santé et Droits Sexuels et de la Reproduction. Le projet est exécuté dans quatre (04) districts (Kloto, Zio, Vo, Bas-Mono) et deux grandes villes (Lomé et Kara) pour une durée de 36 mois, a connu son épilogue.

Ledit projet met en
synergie un volet d'intervention technique avec l'ATBEF à la commande et un
volet de recherche confié à l'Unité de Recherche Démographique (URD) de
l'Université de Lomé. Selon les
résultats rendus public par l'URD, il ressort que les communautés bénéficiaires
du projet sont satisfaites des interventions. Plusieurs hommes ont corrigé
leurs perceptions souvent négatives des méthodes de la PF, ce qui a permis
d’augmenter l’utilisation des méthodes de PF. Selon le Dr Selom Noussoukpoè,
Directeur des Programmes de l’ATBEF, l’implication des hommes et garçons dans
le SR/PF permet de cultiver en eux la mentalité, l’attitude positive sur les
questions de la santé de reproduction et de ce fait limiter les questions de
violences basées sur le genre dans les communautés.
Le recours à la
stratégie des Ecoles de Maris et Clubs de Jeunes a été jugé satisfaisant par
les communautés. L’intervention a eu un effet positif sur les
connaissances des méthodes aussi bien masculines que féminines. Par exemple, en
ce qui concerne les méthodes masculines, le niveau de connaissance sur la
« vasectomie » est passé de 29 % en 2016 à 39 % en 2019. Pour ce
qui concerne les méthodes féminines, le niveau de connaissance sur la
« pilule » est passé de 66% en 2016 à 82% en 2019.
Une mobilisation de
ressources pour la pérennisation de ces acquis s'impose.
Cousin
EGNO

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