Hypertension, diabète, AVC : attention au gros ventre

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by Dzakpata Raymond 07 Aug 2021 0 commentaires 96 Vues

Le gros ventre est responsable d’anomalies métaboliques, qui sont autant de facteurs de risque de maladies cardiométaboliques comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Afin de prévenir ce risque, surveiller le tour de taille.

Le gros ventre est le résultat d’un amas de « graisses autour des organes de l’abdomen, comme le foie. C’est ce qu’on appelle la graisse viscérale. Lorsque l’apport calorique est supérieur aux dépenses énergétiques, le corps stocke ces calories dans le tissu adipeux sous-cutané. Il fait des réserves. Ce tissu adipeux sous-cutané ne représente pas en tant que tel un risque cardiométabolique. Mais, quand il ne peut plus absorber de graisses, celles-ci se logent au niveau viscéral et envahissent les muscles, le cœur et le foie, ce qui est dangereux pour la santé », explique Dr Kangni Ekoue-Kouvahey, Président de l’Alliance des Associations contre les Maladies Non Transmissibles (MNT).

Le stress et l’alcool stimulent la sécrétion de cortisol, une hormone qui induit l’accumulation de graisse viscérale. Enfin, on n’est pas tous égaux devant la répartition des graisses : alors que les femmes ont tendance à accumuler les graisses sur les hanches, les hommes sont prédisposés à les stocker sur le ventre.

Des dysfonctionnements cardiométaboliques

Le risque global cardiométabolique définit le risque de développer une maladie cardiovasculaire et/ou un diabète de type 2. Ce risque global prend en compte les facteurs de risque classiques tels que l’âge, le sexe, l’hypertension, un taux élevé de mauvaises graisses et le tabagisme, ainsi que les facteurs de risque associés à l’obésité abdominale.

Le gros ventre est synonyme d’excès de graisses dans l’organisme, graisses qui viennent s’installer au niveau de l’abdomen. « Ce n’est que la résultante et la partie visible de l’iceberg que constitue le syndrome métabolique, dont la partie la plus importante mais cachée est constituée d’un ensemble de problèmes tels que : l’augmentation des mauvaises graisses et de la glycémie, le processus inflammatoire vasculaire, la résistance à l’insuline. C’est cet ensemble de dysfonctionnement qui fait le lit au gros ventre », souligne Dr Kangni Ekoue-Kouvahey.

Associé aux facteurs de risque classiques, le syndrome métabolique augmente le risque de maladies cardiovasculaires: « C’est un cercle vicieux car le même phénomène va ouvrir la voie à la survenue du diabète et l’hypertension : la graisse viscérale est une cause d’insulinorésistance, à l’origine du diabète: les organes répondent moins bien à l’insuline et/ou celle-ci ne fonctionne plus. Il peut entrainer aussi la formation de caillots (thrombose) qui peut bloquer à n’importe quel moment un vaisseau sanguin et entrainer les accidents vasculaires cérébraux (un AVC ischémique), les infarctus », informe Dr Ekoue-Kouvahey.


 Comment perdre la graisse du ventre ?

La meilleure solution pour perdre la graisse abdominale est de « combiner à la fois une bonne alimentation avec des exercices physiques. Ceci permet d’améliorer la capacité du corps à gérer le glucose et augmenter la sensibilité à l’insuline, une étape cruciale dans l’élimination des graisses abdominales », a déclaré Dr Kouvahey.

Ainsi, la véritable lutte contre le gros ventre revient à lutter contre ses facteurs de risque. Pour cela, il faut d’abord agir sur l’alimentation : d’après le, spécialiste, « éviter l’hypercholestéromie en diminuant significativement tout ce qui est alcool, sucre, graisse, sel, (contenus dans les charcuteries, les viandes rouges, le fromage, le beurre) ; lutter contre la résistance à l’insuline en augmentant l’activité physique : faire 30 minutes de marche rapide au moins 3 à 4 fois dans la semaine et manger beaucoup de fruits et légumes.  Eviter le tabac. Ce n’est pas obligatoire de faire des gymnastiques de trop ou des abdominaux à vous couper le souffle. Le plus important c’est de faire des activités physiques régulières ».

Par ailleurs, pour bien surveiller son ventre, il est conseillé à tout le monde d’avoir son mètre-ruban pour mesurer régulièrement son ventre. Pour le faire: « on pose le ruban juste en bas de l’ombilic et on fait le tour du ventre.   En général, on tolère jusqu’à 100 à 110 cm chez l’homme et 90 à 100 cm chez la femme. Au-delà de ses limites, il y a problème », conseille le médecin.

Devant toute problématique du ventre qui grossit, s’assurer qu’il n’y a pas la présence d’autres pathologies : le foie ou la rate qui grossit, une tumeur dans le ventre (kyste ou fibrome) chez les femmes, une ascite. Perdre de la graisse au niveau du ventre permet non seulement d’avoir des abdominaux plus attirants, mais également une meilleure santé. 

Abel OZIH

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