by Sani David 25 Aug 2020 0 commentaires 311 Vues
Etre hospitalisé peut entraîner des
difficultés sociales, familiales ou financières liées à l’état de santé. Le
service social du CHU Sylvanus Olympio est à la disposition des patients
hospitaliers ou en consultation afin de les accompagner dans des démarches
sociales ou administratives ou préparer leur sortie d’hôpital.
Protéger les plus vulnérables, accompagner vers un accès aux
droits et organiser la sortie des patients telles sont les missions de ce
service. Il travaille en collaboration avec tous les acteurs internes entre
autres médecins, personnel soignant et paramédical, administration). Ceci afin
de permettre au patient de réintégrer son milieu de vie ou tout autre milieu
adapté à ses nouveaux besoins, tout en assurant la continuité des soins.
Qui peut bénéficier de ce service?
Tous ceux qui sont Togolais et n'ont pas d'assurance peuvent
bénéficier de ce service. Mme Félicité Atekessim-Téou,
Assistante sociale au CHU Sylvanus Olympio souligne que “les nationalités
étrangères peuvent aussi bénéficier de l’aide après une discussion avec ces
derniers pour bien évaluer leur situation. L’aide que nous proposons n’est pas
figée et varie selon les situations. C’est donc un traitement au cas par cas
que nous faisons”. La priorité est accordée aux malades, personnes
vulnérables ou abandonnées par leurs parents ou encore dans un état comateux.
Comment bénéficier de l’aide sociale?
Avant les agents du service social se déplaçaient vers les
pavillons à proximité des malades pour détecter les cas éligibles à l’aide. C’est-à-dire
les patients qui n’arrivent pas à honorer leurs ordonnances, à réaliser les
analyses demandées par les médecins. Mais
depuis un moment, c’est le demandeur de service qui doit aller vers la
structure pour solliciter ses services. Mme Félicité Atekessim-Teou explique le
processus que suivent les demandeurs: “le patient dans le besoin ou son
accompagnateur vient avec les analyses ou ordonnances prescrites chez nous.
Nous le redirigeons vers la caisse pour qu’il aille s’assurer du montant des
analyses ou des médicaments qui lui sont demandés”, indique-t-elle.
“Déjà à la caisse on lui donne un numéro qui nous permet de faire la recherche à notre niveau pour afficher les besoins du demandeur. Ensuite on discute avec le patient pour convenir du pourcentage de réduction qu’on lui accorde en lui expliquant pourquoi bien sûr. Il retourna payer à la caisse des frais réduits avec le billet joint à sa facture initiale qui était plus coûteuse. Il faut donc profiter de ce service auquel on a droit pour ne pas abandonner les proches malades en souffrance à cause d’insuffisance de moyens financiers. On peut avoir recours à ce service autant de fois que le besoin se fait ressentir”, conclut-elle.
Le CHU Sylnanus Olympio, l’Hopital de Bè et Bon Secours ont été
les premières structures à abriter des services sociaux. Opérationnels depuis
1970, ils ont été créés pour venir en aide principalement aux malades qui venaient
de l’intérieur du pays et qui manquaient de moyens pour acheter les médicaments
et réaliser toutes les analyses qui leur étaient demandées.
Zabdiel Mignake / Kekeli Abalo

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