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Cracher en public : geste désagréable et dangereux

Cracher en public : geste désagréable et dangereux
Extrait de l'article: Cracher en public est un acte qui peut sembler anodin, mais les dangers qu’il représente sont bien réels. Dans un monde où la santé publique est devenue une priorité absolue, il est temps de reconnaître le crachat en public comme une menace contagieu

Cracher en public est un acte qui peut sembler anodin, mais les dangers qu’il représente sont bien réels. Dans un monde où la santé publique est devenue une priorité absolue, il est temps de reconnaître le crachat en public comme une menace contagieuse. Les crachats peuvent être porteurs d’une multitude de maladies, allant des infections bactériennes aux virus mortels. Le Docteur Jean-Claude Bakpatina, Medecin Généraliste à la Clinique « Floreal » à Lomé met en lumière les risques de cette pratique insalubre.

Combien de personnes ont eu le malheur de recevoir ce cadeau indésirable en plein visage, transformant ainsi leur journée en un festival de dégoût et d’horreur. Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles on peut avoir envie de cracher. Cela peut inclure des soucis de santé comme la congestion nasale, les infections respiratoires. Que dire du jeûne ? Rien de tel pour transformer la bouche en un véritable champ de bataille entre la salive et les mucosités. Toutefois ces raisons ne justifient pas le fait de cracher en public.

Attention aux maladies potentielles

Le crachat, ce véritable nid à microbes est un vecteur de maladies ou infections potentielles. « Lorsqu’une personne malade crache, ce n’est pas juste de la salive qu’elle émet. Elle propage des microbes. Il peut s’agir de virus, de bactéries, qui peuvent rester suspendus dans l’air ou se déposer sournoisement sur les surfaces environnantes, attendant patiemment leur prochaine victime », informe Dr Jean-Claude Bakpatina, Médecin Généraliste à la Clinique « Floréal » à Lomé.  Transports en commun, foules en délire lors d’événements publics, les lieux de culte ou de prière sont entre autres des lieux propices pour la propagation des germes.

Il n’est pas rare de constater des gens crachant depuis leur moto ou leur voiture en plein milieu de la circulation. Cracher depuis un moteur en mouvement, n’est pas seulement un acte de pure insalubrité, c’est aussi une forme d’épandage de microbes sur la population. On peut imaginer ces petites gouttelettes projetées dans l’air à des vitesses vertigineuses.

Le Docteur Jean-Claude Bakpatina, Médecin Généraliste fait comprendre que le crachat peut transmettre une multitude d’infections désagréables, allant des virus respiratoires supérieurs et inférieurs, avec des symptômes allant du simple rhume à des infections pulmonaires sévères nécessitant une hospitalisation.

« Dans le contexte épidémique actuel au Togo, la rougeole, un virus hautement contagieux se propage principalement par voie respiratoire. Elle peut entraîner des complications graves, notamment une pneumonie, une encéphalite et même la mort, en particulier chez les jeunes enfants, les personnes immunodéprimées et celles qui ne sont pas vaccinées. Sans oublier les bactéries qui peuvent causer des affections telles que la pneumonie ou la méningite. De plus, la présence de sang dans le crachat peut augmenter le risque de transmission de virus tels que le VIH et les hépatites virales », souligne Dr Jean-Claude Bakpatina.

Que faire pour éviter de propager ses gouttelettes en plein air ?

« Éviter simplement de cracher en public. Si vraiment on ne peut pas se retenir, opter pour un mouchoir en papier (à jeter juste après) et se laver les mains avec de l’eau et du savon pendant au moins 20 secondes, en particulier après avoir craché, éternué, toussé ou été en contact avec des surfaces contaminées », recommande le médecin généraliste. Le port du masque ou cache-nez peut protéger le visage des particules microbiennes émises par les cracheurs. Enfin, « les personnes présentant des symptômes respiratoires tels que la toux, le rhume ou la fièvre doivent consulter un professionnel de santé en vue d’un diagnostic précis et un traitement approprié », conseille-t-il.  

La préservation de l’hygiène publique relève de la responsabilité de chacun de nous et il est temps de l’assumer, martèle Docteur Jean-Claude Bakpatina.

Abel OZIH

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Abel OZIH

Cracher en public est un acte qui peut sembler anodin, mais les dangers qu’il représente sont bien réels. Dans un monde où la santé publique est devenue une priorité absolue, il est temps de reconnaître le crachat en public comme une menace contagieu

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