Cracher en public : geste désagréable et dangereux
- Posted on 31/05/2024 14:01
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Cracher en public est un acte qui peut sembler anodin, mais les dangers qu’il représente sont bien réels. Dans un monde où la santé publique est devenue une priorité absolue, il est temps de reconnaître le crachat en public comme une menace contagieu
Cracher en public est un acte qui peut sembler anodin, mais les dangers qu’il
représente sont bien réels. Dans un monde où la santé publique est devenue une
priorité absolue, il est temps de reconnaître le crachat en public comme une
menace contagieuse. Les crachats peuvent être porteurs d’une multitude de
maladies, allant des infections bactériennes aux virus mortels. Le Docteur Jean-Claude
Bakpatina, Medecin Généraliste à la Clinique « Floreal » à Lomé met
en lumière les risques de cette pratique insalubre.
Combien de
personnes ont eu le malheur de recevoir ce cadeau indésirable en plein visage,
transformant ainsi leur journée en un festival de dégoût et d’horreur. Il
existe de nombreuses raisons pour lesquelles on peut avoir envie de cracher.
Cela peut inclure des soucis de santé comme la congestion nasale, les
infections respiratoires. Que dire du jeûne ? Rien de tel pour transformer la
bouche en un véritable champ de bataille entre la salive et les mucosités. Toutefois
ces raisons ne justifient pas le fait de cracher en public.
Attention aux maladies potentielles
Le crachat, ce
véritable nid à microbes est un vecteur de maladies ou infections potentielles.
« Lorsqu’une personne malade crache,
ce n’est pas juste de la salive qu’elle émet. Elle propage des microbes. Il peut
s’agir de virus, de bactéries, qui peuvent rester suspendus dans l’air ou se
déposer sournoisement sur les surfaces environnantes, attendant patiemment leur
prochaine victime », informe Dr Jean-Claude Bakpatina, Médecin Généraliste à la
Clinique « Floréal » à Lomé.
Transports en commun, foules en délire lors d’événements publics, les
lieux de culte ou de prière sont entre autres des lieux propices pour la
propagation des germes.
Il n’est pas
rare de constater des gens crachant depuis leur moto ou leur voiture en plein
milieu de la circulation. Cracher depuis un moteur en mouvement, n’est pas
seulement un acte de pure insalubrité, c’est aussi une forme d’épandage de
microbes sur la population. On peut imaginer ces petites gouttelettes projetées
dans l’air à des vitesses vertigineuses.
Le Docteur
Jean-Claude Bakpatina, Médecin Généraliste fait comprendre que le
crachat peut transmettre une multitude d’infections désagréables, allant des
virus respiratoires supérieurs et inférieurs, avec des symptômes allant du
simple rhume à des infections pulmonaires sévères nécessitant une
hospitalisation.
« Dans le contexte
épidémique actuel au Togo, la rougeole, un virus hautement contagieux se
propage principalement par voie respiratoire. Elle peut entraîner des
complications graves, notamment une pneumonie, une encéphalite et même la mort,
en particulier chez les jeunes enfants, les personnes immunodéprimées et celles
qui ne sont pas vaccinées. Sans oublier les bactéries qui peuvent causer des
affections telles que la pneumonie ou la méningite. De plus, la présence de
sang dans le crachat peut augmenter le risque de transmission de virus tels que
le VIH et les hépatites virales », souligne
Dr Jean-Claude Bakpatina.
Que faire pour éviter de propager ses gouttelettes en plein air ?
« Éviter simplement de cracher en public. Si
vraiment on ne peut pas se retenir, opter pour un mouchoir en papier (à jeter
juste après) et se laver les mains avec de l’eau et du savon pendant au moins
20 secondes, en particulier après avoir craché, éternué, toussé ou été en
contact avec des surfaces contaminées », recommande le médecin généraliste. Le port du masque ou cache-nez peut protéger
le visage des particules microbiennes émises par les cracheurs. Enfin, « les
personnes présentant des symptômes respiratoires tels que la toux, le rhume ou
la fièvre doivent consulter un professionnel de santé en vue d’un diagnostic
précis et un traitement approprié », conseille-t-il.
La préservation de l’hygiène publique relève de la responsabilité de chacun
de nous et il est temps de l’assumer, martèle Docteur
Jean-Claude Bakpatina.
Abel OZIH