Couverture sanitaire universelle en Afrique : l’OMS appelle à accélérer les progrès
- Posted on 16/09/2026 11:24
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- By raymonddzakpata@sante-education.tg
Extrait de l'article: Le Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique organise, du 15 au 17 septembre 2026 à Lomé, une réunion technique consacrée à la revue des expériences et des engagements pris par les ministères de la Santé des 47...
Le
Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique
organise, du 15 au 17 septembre 2026 à Lomé, une réunion technique consacrée à
la revue des expériences et des engagements pris par les ministères de la Santé
des 47 États Membres de la Région africaine de l’OMS en faveur de la couverture
sanitaire universelle (CSU). La rencontre réunit les directeurs de la
planification et de hauts responsables des ministères de la Santé des États
Membres de la Région africaine de l’OMS, des conseillers de l’OMS en politiques
de santé, des responsables techniques de l’Organisation ainsi que des
partenaires. Elle vise à faire le bilan des progrès accomplis vers la CSU, à
examiner les principaux obstacles qui freinent les avancées et à identifier les
priorités et actions concrètes nécessaires pour accélérer les progrès d’ici à
2030 et au-delà.
Malgré
les progrès réalisés dans l’accès aux services de santé essentiels dans la
Région africaine de l’OMS, la croissance démographique dépasse le rythme de ces
avancées. Le nombre de personnes ne bénéficiant pas d’une couverture complète
par les services de santé essentiels est passé de 576 millions en 2017 à
environ 609 millions en 2025. Selon les projections, ce nombre pourrait
atteindre 652 millions d’ici à 2030 si le rythme actuel des progrès reste
inchangé. Cette tendance met en évidence un défi majeur pour la Région : les avancées
réalisées ne sont pas encore suffisamment rapides pour répondre aux besoins
d’une population en pleine croissance.
La
protection financière demeure, elle aussi, un défi majeur. La proportion de la
population confrontée à des difficultés financières liées aux dépenses de santé
reste pratiquement inchangée, autour de 33 % en moyenne, entre 2017 et 2025. En
raison notamment de la croissance démographique, le nombre de personnes
concernées serait passé de 391 millions en 2017 à 491 millions en 2025 et pourrait
atteindre 561 millions d’ici à 2030.
Aucun
pays ne devrait atteindre l’indice de 80 d’ici 2030
Depuis
l’adoption, en 2017, du Cadre d’action régional pour la couverture sanitaire
universelle, les pays de la Région ont réalisé des progrès importants. Le
nombre de pays affichant un indice de couverture des services inférieur à 40
est passé de 17 en 2017 à seulement deux en 2025.
Cependant,
la majorité des pays se situent encore dans la fourchette de 40 à 59. Selon les
trajectoires actuelles, aucun État membre ne devrait atteindre un indice de
couverture de 80 d’ici à 2030.
« La Région
africaine a démontré qu’il est possible de progresser vers la couverture
sanitaire universelle. Mais les données montrent clairement que le rythme
actuel ne suffira pas. Nous devons accélérer les progrès, renforcer les soins
de santé primaires et faire en sorte que chacun puisse accéder aux soins de
qualité dont il a besoin sans subir de difficultés financières. Dans le même
temps, nos approches doivent tenir compte des réalités et des besoins propres
aux différents pays de la Région », a déclaré Dr
Abdourahmane Diallo, Directeur de la Gestion des Programmes au Bureau de l’OMS
pour l’Afrique.
Au
Togo, l’accessibilité géographique progresse
Le
Togo fait également face à des défis importants dans sa marche vers la
couverture sanitaire universelle.
Prenant
la parole au nom du ministre chargé de la Santé, la Dr Josée Yawa Djatugbé
Apetsianyi, Directrice générale des Études, de la Planification et de
l’Information sanitaire (DGEPIS), a relevé deux principaux défis :
l’accessibilité géographique et l’accessibilité financière aux services de
santé. Sur le plan géographique, le Togo a enregistré des progrès importants. «
Aujourd’hui, le taux d’accessibilité géographique aux services de santé est
de 90,7 % », a-t-elle indiqué. Cela signifie que moins de 10 % de la
population vit à plus de cinq kilomètres d’un centre de santé. Cette
amélioration est notamment liée aux investissements réalisés ces dernières
années par l’État togolais avec l’appui de ses partenaires. Le deuxième défi
concerne l’accessibilité financière aux soins.
Les
soins de santé primaires au cœur de l’accélération
Le
renforcement des soins de santé primaires sera au cœur de cette nouvelle phase.
Des soins de santé primaires performants permettent de rapprocher des
populations et des communautés des services de santé de qualité, intégrés et
continus.
L’accélération
des progrès vers la CSU nécessitera également de renforcer la protection
financière, de disposer de personnels de santé en nombre et en compétences
adaptés aux besoins, d’assurer un accès fiable aux produits et technologies de
santé essentiels et d’améliorer l’utilisation des données pour orienter les
décisions.
Durant
les trois jours de la réunion, les pays examineront les données disponibles et
partageront leurs expériences afin d’identifier les approches qui fonctionnent,
les domaines dans lesquels des progrès ont été réalisés et les changements
encore nécessaires.
Raymond DZAKPATA & Eméline
DJESSOU (Stagiaire)