Éliminer les excès alimentaires des fêtes
- Posted on 20/01/2025 11:23
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- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Après des excès, notamment ceux des fêtes, surtout en gras, sucre et alcool, pas de surprise, la balance sanitaire affiche un déséquilibre en faveur de la maladie. Il faut réagir immédiatement pendant que l’organisme a encore en mémoire son poids et
Après des excès, notamment ceux des fêtes, surtout en
gras, sucre et alcool, pas de surprise, la balance sanitaire affiche un
déséquilibre en faveur de la maladie. Il faut réagir immédiatement pendant que
l’organisme a encore en mémoire son poids et son métabolisme d’avant. Comment
éliminer jour après jour les toxines, les kilos superflus et retrouver la
vitalité ? Mathieu Kponou Tobossi, Dietothérapeute, Spécialiste en hygiène et
qualité alimentaires propose un programme pour éliminer les toxines et relancer
le métabolisme.
L’urgence est de mettre au repos les organes de la digestion et de
l’élimination, notamment le foie et l’estomac, les plus engorgés par les excès.
Cela nécessite, avant tout, de stopper l’alcool, les produits transformés et
les aliments trop salés, gras ou sucrés, de réduire les féculents et de
contrôler et bien choisir les matières grasses. « Pour déstocker plus
vite, on privilégie 100 % naturelle, maigre et à dominante végétale. Les
premiers jours, l’assiette s’enrichit progressivement en protéines animales
(quantité raisonnable) pour booster les dépenses énergétiques et en féculents,
lentement assimilés, pour réguler l’appétit et les prises alimentaires, aussi
les aliments riches en micronutriments qui accélèrent l’élimination et
favorisent la mobilisation des réserves adipeuses : La base de l’alimentation,
ce sont des fruits et surtout des légumes de toutes sortes, associés à une
bonne hydratation » , souligne Mathieu Tobossi, Expert en Hygiène
et qualité alimentaires. Après, on complète avec un peu de viande et de poisson
maigres, des légumineuses et des céréales complètes en quantités modérées et un
peu d’huiles végétales (d’arachides, de soja, de palme ou de palmiste, de
sésame).
Alléger la digestion
Après des excès, les organes du métabolisme énergétique, engorgés,
tournent au ralenti. En épurant son assiette, on leur facilite la tâche. Opter
uniquement pour du naturel. Les produits transformés renferment des additifs,
des graisses saturées et des sucres modifiés qui perturbent la digestion.
Eviter l’excès du sel et le sucre car ils retardent l’élimination des déchets
en retenant l’eau dans les tissus. Quant aux produits sucrés, ils fatiguent le
pancréas qui est obligé d’hyper-sécréter de l’insuline. Les lipides, surtout
ceux saturés d’origine animale, augmentent le travail du foie. On déjeune d’un
morceau de viande blanche avec des légumes verts et un peu de féculents. Puis
un laitage. Dîner léger. Eviter crème, beurre, viandes grasses, fromages, charcuteries.
Filtrer les toxines
L’eau facilite le travail des reins, évacue les toxines hydrosolubles, favorise le transit intestinal et fluidifie le sang. « L’idéal est de s’hydrater tout au long de la journée en privilégiant de l’eau plate. Boire au minimum 2-3 litres par jour avec au moins un demi-litre d’eau chaque matin au réveil loin du petit déjeuner puis le reste à repartir dans la journée. Opter aussi pour du thé vert et des infusions entre les repas », souligne Mathieu Tobossi Kponou. Préférer des soupes plutôt le soir, elles hydratent, reminéralisent l’organisme et, grâce à l’association eau + fibres des légumes, boostent l’élimination des déchets. car le repas est plus léger, et on peut ajouter un bouillon au déjeuner. « Le citron pressé est aussi un allié précieux contre les toxines. A consommer frais et de préférence en matinée. Son acide citrique aide le foie à traiter les graisses et les toxines et régule la glycémie. Il renferme aussi des antioxydants, notamment de la vitamine C, qui neutralisent les substances toxiques », explique Tobossi Kponou.

Rétablir l’équilibre acido-basique
L’excès de produits animaux contribue à acidifier l’organisme, et
entraîne une surproduction d’acide urique. On augmente la part végétale, à
l’effet alcalinisant, au détriment de l’animal, acidifiant. Au déjeuner et au
dîner, consommer beaucoup des légumes car ils sont peu énergétiques mais riches
en fibres, vitamines et minéraux. Ils renferment notamment du potassium, qui
permet l’élimination urinaire du sodium et de l’eau. Prendre deux fruits par
jour ; ils sont diurétiques et reminéralisants. Mais comme ils sont également
sucrés, on en maîtrise les quantités (un fruit = 150 g environ). L’acide
citrique du citron se transforme en citrate dans l’estomac qui contribue à
l’alcalinisation. Les légumineuses sont riches en protéines et minéraux et,
surtout, en fibres qui boostent le transit et l’élimination des toxines. On les
introduit le soir, en remplacement de la viande ou du poisson.
Calmer l’inflammation
Le déséquilibre acido-basique, l’excès de graisses saturées, de
sucre et d’alcool favorisent un état inflammatoire favorable à la prise de
poids. On mise sur les aliments anti-inflammatoires. « Faire une infusion de clou de girofle.
Grâce à ses différentes substances qui agissent en synergie, cette épice lutte
activement contre les états inflammatoires.
Une portion de poisson gras : Hareng (Mãvi), maquereau (Salomo). Ils
sont riches en oméga-3 et recommandés deux fois par semaine. Des huiles de graines
noix de coco, tel le soja et l’arachide pure pour assaisonner. Elles sont
riches en oméga-3. Une cuillerée à chaque repas », recommande Tobossi
Kponou.
Régénérer le foie
Les excès de graisses, d’alcool et de sucre l’ont mis à rude
épreuve. Après quelques jours de mise au repos du système, c’est le moment de
lui donner un coup de pouce avec les aliments qui boostent son activité. Voici
ce que propose le spécialiste Kponou Tobossi :
Recette 1 : 6 cuillères de curcuma +6 cuillères de gingembre + 2
cuillères de clou de girofle. Faire le mélange et garder sur soi et puiser
petitement au quotidien.
Recette 2 : 500 g de curcuma, 500 g de gingembre, et 200 g clou de girofle. Tous en poudre. Prendre 1 à 2 cuillères à café matin et soir dans un verre d’eau tiède. Faire sur 10 jours à 2 semaines.

Le persil, excellent draineur de la vésicule biliaire et du foie,
favorise l’élimination des toxines et des déchets. Il possède un effet
antibactérien sur la flore digestive. La betterave renferme de la bétaïne, une
substance ayant la propriété d’aider à digérer et à lutter contre
l’accumulation des graisses dans le foie. Il contient différents actifs qui
stimulent la production de bile. En plus, il renferme des substances qui
contribuent au métabolisme des sucres et des graisses. Consommez-en crue de
préférence.
Rééquilibrer la flore intestinale
Les fêtes représentent un véritable tsunami pour la flore
bactérienne intestinale. D’après Tobossi, « pour améliorer la
digestion, lutter contre les ballonnements et booster le métabolisme, il faut la
nourrir la flore et la soutenir. Plus de légumes et fruits riches en
prébiotiques. Non digérées, ces fibres spécifiques arrivent intactes dans le
côlon où les bactéries peuvent les dégrader. Les meilleures sources : ail,
betterave, brocoli, choux, endive, oignon, poireau ; banane, agrumes, pomme,
poire, mangue, fruits secs, pois chiche, haricot rouge, avoine. Des
probiotiques en renfort. Ces organismes vivants participent à la digestion,
jouent un rôle dans l’absorption des nutriments et préviennent les troubles
intestinaux comme les ballonnements, les flatulences, la constipation ou encore
la diarrhée ». On privilégie aussi le pain complet.
Booster le métabolisme
Pour cela, miser sur les aliments riches en protéines, qui
nécessitent une bonne dépense d’énergie pour être digérés, et contribuent au
maintien de la masse musculaire. Prendre un petit déjeuner protéiné. On veille
à avoir chaque matin du poisson au déjeuner. Préférer viandes blanches,
poissons moins gras et maigres. Une belle portion : 130 g en moyenne. Un
complément protidique au dîner : un à deux œufs ou 80 g de poisson ou de viande
maigres.
Contrôler la glycémie
Pendant une semaine, on a réduit les apports en glucides afin d’obliger l’organisme à déstocker. On revoit à la hausse les apports en féculents, notamment au dîner, mais en les choisissant bien. Cap sur les riz bruns, la patate douce. Ils évitent les fluctuations importantes de la glycémie, propices au stockage. Des céréales semi- complètes ou complètes. Riches en fibres, elles sont lentement assimilées, apportent davantage de minéraux et de vitamines indispensables à l’organisme et rassasient durablement. À défaut, opter pour des légumineuses : grâce, à leur richesse en fibres, elles sont lentement assimilées par l’organisme et rassasient durablement.

Capitaliser le tonus
Plus de cru. C’est le seul moyen de faire le plein de vitamine C,
indispensable au tonus et à l’immunité. On réintroduit des crudités en entrée,
on cuit les légumes à la vapeur. Les pigments des fruits et des légumes colorés
révèlent des antioxydants qui renforcent l’organisme. Les herbes aromatiques
sont riches en minéraux et en vitamine C, tandis que les épices regorgent de
substances protectrices.
Garder le cap
Ne pas baisser la garde, au risque de voir les rondeurs se
réinstaller. Pendant les quelques jours et semaines à venir, il est
indispensable de prendre de bonnes résolutions, à savoir de saines habitudes
alimentaires. Prendre un petit déjeuner protéiné avec des protéines animales
sans excès. L’idéal : une portion de 120 à 130 g au déjeuner et un complément
(80 g) au dîner. On privilégie les viandes maigres, et on consomme deux fois de
la viande rouge et deux fois du poisson gras par semaine.
Opter pour des céréales complètes et des légumineuses. Ce sont de
bonnes sources d’énergie qui ne favorisent pas le stockage et assurent un bon
transit. Un peu à chaque repas, selon l’appétit et l’activité. En cas de
reprise de poids, on les supprime au dîner. Les fruits et légumes doivent être
présents à chaque repas, sous toutes leurs formes, crus et cuits. On limite les
fruits à deux par jour. De l’alcool et des produits sucrés aux occasions et
surtout avec modération en privilégiant le vin rouge.
Abel OZIH