Rhume : attention aux personnes fragiles
- Posted on 10/07/2024 17:04
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Le rhume, généralement bénin, peut se compliquer et devenir dangereux chez certaines personnes. Quand doit-on consulter en cas de rhume ? Quels sont les signes à surveiller ? Y a-t-il des personnes plus à risque que d’autres ?
Le rhume, généralement bénin, peut
se compliquer et devenir dangereux chez certaines personnes. Quand doit-on
consulter en cas de rhume ? Quels sont les signes à surveiller ? Y a-t-il des
personnes plus à risque que d’autres ?
D’origine virale, le rhume peut être causé par plus de 200 virus différents. Également connu sous le terme médical de rhinopharyngite, il correspond à une inflammation du pharynx et de la muqueuse des fosses nasales. Contrairement aux idées reçues, cette infection n’est pas la conséquence des températures hivernales : Le rhume ne s’attrape pas parce qu’il fait froid. Au contraire, le froid intense tue les virus. C’est plutôt au moment des changements de saisons et de températures, cela fragilise les muqueuses et entraîne une plus grande circulation des virus.
Comment se
transmet le rhume ?
La contagiosité du rhume est importante, c’est pourquoi l’on peut
parler de périodes d’épidémie. Il peut se transmettre par contact direct, par
voie manuportée : en serrant la main à une personne infectée, en touchant les
poignées de porte, ou par contact indirect, par voie aérienne,
c’est-à-dire par des gouttelettes projetées quand on tousse ou quand on
éternue.
Comment se
manifeste le rhume ?
Le rhume se manifeste par un mal de
gorge, une toux, un nez qui coule ou un nez bouché, un mal de tête, des
douleurs musculaires, une fièvre modérée, environ 38°C, des yeux larmoyants,
une fatigue générale. Autant de symptômes
qui ne sont pas graves en soi mais qui sont particulièrement gênants au
quotidien. Et contre cette infection, il n’y a pas grand-chose à faire : il n’y
a pas de traitement de la cause, il n’y a que des traitements
symptomatiques entre autres la prise de paracétamol et lavages de nez. Ce sont les
défenses et l’organisme qui vont faire leur travail tout seuls pour favoriser
la guérison. Le rhume dure environ cinq jours mais parfois l’évolution peut
être plus lente et on peut être encore gêné par ses symptômes pendant dix à quinze
jours. Mais cela reste normal. Parce qu’il est viral et que son traitement ne
nécessite pas de prescription médicale, le rhume est banalisé. Pourtant, dans
certains cas, il ne doit absolument pas être négligé.
Fièvre persistante, écoulement purulent : consulter un médecin
Les professionnels de santé sont clairs à ce sujet : Si une personne souffre des symptômes classiques du rhume qui ne font pas penser à une complication ou à un autre diagnostic, alors non, il n’y a pas besoin de consulter.

En revanche, ce qui doit motiver une consultation, c’est l’apparition de signes d’une complication bactérienne. Il y aura, dans ce cas, besoin d’un diagnostic médical car le médecin prescrira des médicaments pour traiter cette complication, contrairement à une infection virale qui n’en nécessite pas.
Quels sont alors les signes à
surveiller ?
Une fièvre persistante, au-delà de
trois jours, des douleurs aux oreilles, des douleurs faciales, un écoulement
purulent (qui contient du pus) , une toux grasse, une respiration sifflante, bref,
des symptômes beaucoup plus intenses que ceux énumérés plus haut. Ils peuvent
en effet être annonciateurs d’une surinfection bactérienne pouvant elle-même
entraîner une sinusite, une otite, une méningite, une trachéite, une bronchite, une laryngite ou encore une pneumonie.
Les personnes à risque
Les complications ne doivent surtout
pas être négligées puisqu’elles surviennent la plupart du temps chez des
personnes déjà fragiles et peuvent alors s’avérer particulièrement dangereuses.
Les populations les plus à risque
Les personnes les plus à risque sont
: les personnes immunodéprimées (diabète, VIH…), qui ont un système
immunitaire affaibli et qui vont donc être plus vulnérables et exposées aux
complications; les fumeurs, car le tabac enflamme déjà les voies
respiratoires et fragilise grandement les muqueuses, ce qui les rend
vulnérables au premier virus qui va passer dans l’air ; les personnes souffrant
d’une maladie chronique des voies respiratoires, beaucoup plus sujettes
aux surinfections qui vont aggraver leur condition. Les enfants et les personnes âgées sont
notamment exposés à des risques de complications respiratoires plus graves que
chez les adultes. Ils ont un système immunitaire plus fragile.
En cas de rhume, ces populations à
risque mais également les autres sont donc invitées à surveiller les symptômes
et à consulter chez le médecin à la
moindre alerte.
William O.
Articla
validé par Dr Jean-Claude Bakpatina, Médecin Généraliste à la clinique Floréal (Lomé)