L’hôpital Bethesda d’Agou-Nyogbo renaît
- Posted on 07/12/2023 17:18
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: L’hôpital Bethesda d’Agou-Nyogbo renforce ses offres de services en imagerie médicale. Le scanner de 32 barrettes est déjà mis en service depuis le 20 novembre 2023 à la grande satisfaction de la direction de l’hôpital et des populations. On peut réa
L’hôpital
Bethesda d’Agou-Nyogbo renforce ses offres de services en imagerie
médicale. Le scanner de 32 barrettes est déjà mis en service depuis le 20
novembre 2023 à la grande satisfaction de la direction de l’hôpital et des
populations. On peut
réaliser le scanner à un coût social. Dans quels cas le scanner est indiqué
pour le diagnostic ? D’après Yendoukoa Laré,
Technicien Supérieur de Radiologie et Imagerie médicale de l’hôpital Bethesda d’Agou-Nyogbo, le scanner permet de détecter les
variétés de maladies ou d'anomalies, voire le cancer qui peut atteindre
n'importe quelle partie du corps.
Victime d'un accident de la route, Alexandre Seware, la trentaine, a été admis à l'hôpital de Besthesda d'Agou Nyogbo. Choc à la tête, commotion cérébrale, fractures au pied gauche, sont entre autres les lésions qu'il avait. Hospitalisé, il a bénéficié de l’examen du scanner. « C’est cet examen qui l'a sauvé. Aujourd'hui rétabli, il arrive à parler », avoue son grand frère Nobodou, Commerçant à Agou Akoumawou, l’accompagnant. « C’est un grand soulagement pour nous. Nous sommes satisfaits de l’accueil et des soins. Aujourd’hui mon petit frère va mieux », a témoigné Nobodou.
Pourquoi prescrire un scanner ?
Un scanner est un examen d’imagerie médicale permettant
une exploration très précise de multiples régions du corps humain.
L’appareil émet des rayons X à faible dose, dirigés vers la partie du corps à
analyser.
Les indications du scanner sont
très vastes. « Tout d’abord, le scanner est l’examen de choix en cas de
traumatisme impliquant différents organes comme le foie, la rate ou
les reins. Il permet de rechercher un saignement, une lacération, des
lésions ou une fracture. Il est également l’examen d’imagerie de
prédilection devant toute douleur aiguë, par exemple dans les douleurs
abdominales. Sur le plan vasculaire, il autorise une analyse précise des
vaisseaux sanguins. Par ailleurs,
le scanner permet aussi de bien voir les structures osseuses, ce qui peut
s’avérer utile pour évaluer le retentissement de certaines pathologies
chroniques. Enfin, il est l’un des meilleurs examens à la fois pour le
diagnostic initial et pour le suivi de certains cancers », souligne Dr Etiam Koffi Sowu, Directeur de l’hôpital
Bethsesda d’Agou Nyogbo.
Cette technique permet de
produire des images en coupes, c’est-à-dire en tranches fines et jointives. Les
images sont ensuite traitées par un ordinateur et numérisées. Ce qui permet
d’obtenir une reconstitution en deux ou en trois dimensions. L’examen est
indolore, rapide, très utile dans le diagnostic de nombreuses pathologies.
À quoi ressemble un scanner ?
Le scanner se présente comme un anneau (environ 2
mètres de diamètre) sous lequel coulisse une table d’examen sur laquelle le
patient est allongé. « À l’intérieur de cet anneau se trouve un tube à
rayons X qui tourne autour du patient pendant toute la durée de l’examen.
Quant au technicien en radiologie, il est séparé de la pièce principale par une
vitre plombée. Le technicien regarde dans la pièce par une fenêtre et peut
entrer en contact avec le patient grâce à des haut-parleurs. Il suit l’examen
sur des écrans d’ordinateur qui traitent les données et permettent de
visualiser les images », détaille Yendoukoa Laré, Technicien Supérieur de
Radiologie et Imagerie médicale à l’hôpital Besthesda.
Différence entre un scanner et une Imagerie par
résonnance magnétique (IRM)
La principale différence entre les deux est la manière dont elles produisent les images. « Le scanner : utilise des rayons X pour capturer les images dans les trois dimensions du corps. L'IRM utilise un champ magnétique et des ondes radio pour créer des images en trois dimensions. De plus, l'IRM est un examen de précision qui est plus coûteux. Elle peut prendre 10 fois plus temps pour être réalisée comparé au scanner. Toutes fois les deux ont leur importance et sont complémentaires », fait savoir Yendoukoa Laré, Technicien Supérieur de Radiologie et Imagerie médicale.
Comment se préparer à un scanner ?
Le plus souvent, fait remarquer Yendoukoa Laré, « le scanner ne nécessite pas de
préparation spécifique. Il
est possible de manger, boire et surtout de prendre son traitement habituel. Il
est néanmoins généralement conseillé de prendre un repas assez léger,
car le produit de contraste prescrit
par le médecin, qui doit être injecté dans une veine, peut entraîner quelques nausées ou
vomissements ».
Comment se déroule l’acte ?
À l’arrivée dans le service de radiologie, le patient est pris en charge par un technicien en radiologie et Imagerie médicale, qui va le conduire dans une cabine de préparation pour ôter tout objet métallique. Il réalise un ultime contrôle des contre-indications à l’aide de quelques questions.

Pour Yendoukoa Laré, il est donc préférable
que le patient soit muni de son ordonnance et du courrier du médecin
prescripteur. Le manipulateur posera ensuite une voie veineuse qui servira à
injecter le produit de contraste si nécessaire. Au moment de
l'injection, une sensation de chaleur peut
être se faire sentir par le patient, parfois accompagnée de nausées ou vomissements. Ces
dernières réactions ne sont pas systématiques. Néanmoins, il faut rester parfaitement immobile
durant toute la durée de l’acquisition des images.
« La durée de l'examen
est environ 05 minutes. Il est réalisé par le Technicien en radiologie et
Imagerie Médicale, et comprend plusieurs étapes. Le patient est allongé sur la table
d'examen de l'appareil. La table se déplace et la partie du
corps à examiner se retrouve alors à l’intérieur du scanner, ayant la forme
d’un large anneau, ouvert à ses deux extrémités, et qui contient un
émetteur-récepteur de rayons. Dans l’anneau, l’émetteur-récepteur tourne
autour du patient pour prendre des images de repérage qui serviront à
déterminer précisément la zone à étudier, afin de limiter au maximum
l’irradiation. Le patient ne le voit pas, mais il entend le scanner lorsqu’il
se met à tourner autour de lui », explique Yendoukoua Laré.
Selon la pathologie recherchée,
une ou plusieurs séries d'acquisitions d'images peuvent être effectuées. C’est
le technicien en radiologie qui, en fonction du
diagnostic posé par
le médecin prescripteur de l’examen, décidera des séries d’images à
réaliser.
« En cas de problème, le
patient, équipé d’un micro et d’une sonnette d’alarme, est en contact permanent
avec l’équipe médicale, installée derrière une vitre protectrice des rayons
X. Une fois l’examen terminé, la perfusion est retirée avec mise en place
d’un petit pansement, et le patient est reconduit en salle de préparation pour
se rhabiller », indique le technicien Yendoukoua Laré.
Il faudra ensuite un temps au
médecin pour analyser l’ensemble des images acquises, rechercher des lésions,
les caractériser, et, si nécessaire, réaliser des reconstructions. Le médecin
prescripteur du scanner, une fois informé des résultats, pourra adapter la
prise en charge thérapeutique, voire recourir à d’autres examens si nécessaire,
en fonction de la pathologie détectée.
William O.