L’ONG RAPAA mobilise médias et société civile pour lutter contre les substances psychoactives
- Posted on 11/07/2024 16:42
- Film
- By raymonddzakpata@sante-education.tg
Extrait de l'article: Chaque 26 juin est célébrée la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic de drogues. Pour marquer cette célébration, l’ONG Recherche Action Prévention Accompagnement des Addictions (RAPAA) a interpellé les médias acteurs et....
Chaque 26 juin est célébrée
la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic de drogues. Pour
marquer cette célébration, l’ONG Recherche Action Prévention Accompagnement desAddictions (RAPAA) a interpellé les médias acteurs et organisations de la
société civile à renforcer la prévention et la sensibilisation sur les méfaits
de la consommation de substances psychoactives. C’était au cours d’une
rencontre tenue le 10 juillet 2024 à Lomé. Cette rencontre, qui marquait la clôture de la
campagne de sensibilisation de RAPAA, a mis en lumière les actions et
interventions déployées par l’ONG lors de cette célébration.
Quinze journalistes ont été
informés sur l’importance de la Journée internationale et le thème de l’édition
2024 intitulé : « Les preuves sont
claires : investissez dans la prévention ». Les participants ont assisté à
des présentations détaillées de l’équipe de RAPAA et du Comité National
Anti-drogue (CNAD) concernant la consommation de substances, le cadre
institutionnel et législatif du Togo en matière de stupéfiants, ainsi que les
initiatives menées par RAPAA. Les échanges ont souligné le rôle des
journalistes dans la prévention des addictions. La vice-présidente de RAPAA Akoura
Kama-Djonna, a exhorté les journalistes à rechercher des informations fiables
et à devenir des acteurs de plaidoyer pour de meilleures décisions en matière
de prévention et de protection contre la consommation de substances
psychoactives. Elle a également évoqué les défis auxquels l’ONG est confrontée,
notamment le manque de ressources et les problèmes sociaux complexes des
patients.
Au Togo, la consommation de
substances psychoactives est particulièrement préoccupante, affectant de
nombreux jeunes. La nécessité de mener des enquêtes nationales pour évaluer
l’ampleur du problème est cruciale. Le gouvernement togolais a mis en place une
stratégie nationale de lutte contre les drogues, axée sur la prévention, le
traitement et la réhabilitation. Le Secrétaire permanent adjoint du CNAD, Bohm
Mawuena David, a insisté sur l’importance de la prévention au sein des familles
et de la protection des enfants, tout en saluant les efforts des différents
acteurs.
Le trafic de drogue représente un fléau mondial nécessitant une mobilisation internationale à travers l’éducation, les soins de santé, les traitements, la réinsertion et la lutte contre la production, le trafic et la consommation illicites.
Table des officiels lors de la rencontre
Des
actions concrètes sur le terrain
Dans le cadre de cette
célébration, l’ONG RAPAA a mené diverses actions, incluant des sensibilisations
sur les dangers des substances psychoactives et des activités de prévention
pour le grand public. Cela comprenait une émission radiophonique en français sur
Pyramide FM, des passages télévisés dans l’émission La Poz sur TVT et au
journal télévisé SOS Docteur TV. L’ONG a également conduit des activités de
prévention auprès des usagers de drogues et autres populations vulnérables,
notamment les travailleuses du sexe et les femmes porteuses de charges.
Une session de
sensibilisation dans le quartier de Katanga a mis l’accent sur les risques de
tuberculose. Cinquante-six personnes ont été dépistées, avec un cas positif
orienté vers le Centre Médico-Social de Baguida pour une prise en charge
médicale gratuite. Cette intervention s’est faite en collaboration avec le
Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT), le Centre
Médico-Social de Katanga et l’Hôpital de Bè.
L’ONG RAPAA a aussi mené sensibilisation
et un dépistage volontaire du VIH/SIDA dans le quartier de Kodjoviakopé,
touchant 106 personnes. Deux femmes ont été testées positives au VIH et 04 cas
d’hépatite ont été détectés. Les patients ont été référés vers la clinique de
l’ONG FAMME pour une prise en charge médicale et psychologique gratuite. Ces
activités ont été accompagnées de séances de soutien psychologique et social
pour aider les usagers à sortir de leur dépendance, ainsi que de distributions
de repas et de kits d’hygiène. Ces actions ont été réalisées selon une approche
participative impliquant pleinement les responsables locaux et les usagers de
drogues.
L'initiative
de l’ONG RAPAA démontre une fois de plus la nécessité d'une approche
multisectorielle pour combattre les addictions et protéger les populations.
Raymond DZAKPATA