Variole de singe : le Togo renforce la surveillance épidémiologique
- Posted on 16/08/2024 14:37
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Au Togo, la surveillance épidémiologique est renforcée par les autorités publiques afin d'éviter la propagation de la variole du singe, aussi appelée Mpox. Les mesures renforcées s'inscrivent dans un contexte où la maladie a été déclarée une urgence
Au Togo, la surveillance épidémiologique est renforcée
par les autorités publiques afin d'éviter la propagation de la variole du
singe, aussi appelée Mpox. Les mesures renforcées s'inscrivent dans un contexte
où la maladie a été déclarée une urgence de santé publique à l'échelle
continentale et internationale par le CDC Afrique (Centres pour le contrôle des
maladies) et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en raison d'une hausse
dans de nombreux pays africains, bien au-delà de la RDC, foyer endémique caractéristique
de la maladie virale.
Aucun cas n’a encore été signalé dans le pays, selon
un communiqué du ministère en charge de la santé, en date de ce jeudi 15 août
2024. La variole du singe est une maladie virale
contagieuse qui peut infecter les personnes de tout âge. Elle se transmet par
contact direct ou indirect avec du sang, des liquides organiques ou des lésions
cutanées d'animaux infectés. La transmission interhumaine peut également se
produire par contact étroit avec des sécrétions respiratoires infectées ou des
objets contaminés.
Sur le territoire du Togo, les mesures de surveillance
sont renforcées, notamment aux points d'entrée du pays, afin de garantir une
détection précoce. Le ministère incite les gens à prendre des mesures de
prévention, comme se laver les mains régulièrement, se protéger le nez et la
bouche en cas d'éternuement ou de toux, et éviter tout contact avec les
liquides biologiques de personnes suspectes.
« La variole du singe peut être guérie si elle
est détectée et prise en charge précocement dans un centre de santé », a déclaré le Professeur Moustafa Mijiyawa, Ministre en
charge de la santé.
De janvier 2022 à fin juillet 2024, plus de
37 000 cas et 1 400 décès (taux de létalité de 3,9 %) de Mpox
ont été signalés dans 15 États membres de l'Union Africaine (UA), notamment en
Afrique du Sud, au Cameroun et au Ghana
Elom AKAKPO