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Transmission de l’hépatite B par la salive : vrai ou faux ?

Transmission de l’hépatite B par la salive : vrai ou faux ?
Extrait de l'article: Dans les pays en développement, les hépatites, notamment les hépatites B et C, constituent un véritable enjeu de santé publique, entraînant de nombreux décès chaque année. S'il est bien connu que l'hépatite B se transmet par voie sexuelle, sanguine..

Dans les pays en développement, les hépatites, notamment les hépatites B et C, constituent un véritable enjeu de santé publique, entraînant de nombreux décès chaque année. S'il est bien connu que l'hépatite B se transmet par voie sexuelle, sanguine et périnatale, la salive est parfois mentionnée comme un moyen de contamination. Mythe ou réalité ? Réponses avec Kponou Tobossi, Spécialiste en Diéto-phyto-hépathologie (Lomé).

Les infections, telles que les hépatites, sont parmi les principales causes de mortalité à l'échelle mondiale, après la tuberculose. Elles représentent un défi majeur pour la santé publique, en particulier dans les pays en développement.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 70 % des cas d'hépatite B se produisent en Afrique, où plus de 91 millions de personnes sont infectées par les formes les plus graves du virus : l'hépatite B et l'hépatite C. Selon les données du ministère de la Santé togolaise, la prévalence des hépatites atteint 16 % pour le virus B et 10% pour le virus C chez les personnes âgées de 18 à 35 ans, une statistique alarmante pour les professionnels de santé.

Voies de transmission

L’hépatite B se transmet principalement par trois voies : « sexuelle, sanguine, (d'une personne à une autre en dehors de la naissance : transmission type horizontal) et périnatale (de la mère à l’enfant : transmission type vertical) ; à tout âge, par contact avec des fluides infectés» indique Kponou Tobossi, Spécialiste en Diéto-phyto-hépatologie (Lomé).

Cependant, la salive est parfois évoquée comme une voie de transmission possible. Bien que théoriquement la salive soit parfois mentionnée comme une voie de transmission, cela reste moins probable dans la pratique.

« Le virus de l’hépatite B est détectable dans plusieurs liquides biologiques : sperme, sécrétions vaginales, salive. Bien que le virus de l’Hépatite B (VHB) soit détectable dans la salive, sa concentration virale y est bien plus faible que dans le sang mais le risque n’est pas nul. Voici les mécanismes de survenance du risque : contact de salive avec une muqueuse lésée ou une plaie, échange de brosses à dents contaminées (risque reconnu chez les enfants vivant ensemble), morsures humaines (rare, mais documenté), baisers profonds (si lésions buccales ou gencives saignantes) », souligne Kponou Tobossi. Dans des cas particuliers tels que les suivants, c’est aussi possible : partage d’objets : cuillères, brosses à dents, jouets, petites morsures ou griffures.

Le spécialiste en diéto-phyto-hépatologie réitère que « pour contracter le virus via la salive, il faut consommer une quantité énorme de salive infectée. Cette voie de transmission n’est donc pas une préoccupation majeure en comparaison des autres voies de contamination mais le risque est plausible ».

Dans les six mois qui suivent une contamination initiale, souligne le spécialiste, l'hépatite B aiguë peut être asymptomatique ou avoir des symptômes tels que des douleurs abdominales, des vomissements et des éruptions cutanées. Dans quelques situations, l'hépatite aiguë peut se transformer en une forme fulminante, fréquemment fatale. De son côté, l'hépatite B chronique persiste plus de six mois. Les patients n'ont aucun symptôme dans la plupart des cas (80 à 90 %), mais dans 10 à 20 % des cas, des signes tels que la fatigue, la jaunisse, des troubles digestifs et des douleurs articulaires peuvent survenir. Soulignons que ces symptômes ne sont pas propres à l'hépatite B.

« La maladie peut progresser vers la cirrhose et le cancer du foie en l'absence de traitement, ce qui entraîne des douleurs abdominales intenses, une augmentation du volume du foie et parfois un œdème des membres inférieurs », évoque Kponou Tobossi.

Que faut-il faire ?

Pour prévenir les hépatites, plusieurs mesures sont efficaces, notamment « la vaccination universelle (dès la naissance) ou dès qu’on fait le dépistage à l’âge adulte, l’hygiène stricte (ne pas partager brosse à dents, rasoirs, couverts...). Il faut éviter les contacts bucco-sanguins chez les porteurs », recommande -t-il.

Les spécialistes insistent sur l’importance du dépistage précoce et de l’éducation à la santé, afin de freiner la progression silencieuse de ces maladies virales dans la population.

William O. 

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Esther KOLANI

Dans les pays en développement, les hépatites, notamment les hépatites B et C, constituent un véritable enjeu de santé publique, entraînant de nombreux décès chaque année. S'il est bien connu que l'hépatite B se transmet par voie sexuelle, sanguine..

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