Nous acceptons les paiements via santé éducation

Hantavirus : incertitude et panique

Hantavirus : incertitude et panique
Extrait de l'article: Depuis début mai 2026, le hantavirus attire l’attention mondiale après une flambée observée à bord du navire d’expédition MV Hondius. Selon l’OMS et plusieurs médias internationaux, au moins 7 à 8 personnes ont été identifiées comme cas confirmés ou

Depuis début mai 2026, le hantavirus attire l’attention mondiale après une flambée observée à bord du navire d’expédition MV Hondius. Selon l’OMS et plusieurs médias internationaux, au moins 7 à 8 personnes ont été identifiées comme cas confirmés ou suspects, dont 3 décès. Plusieurs passagers ont été placés sous surveillance sanitaire ou en isolement préventif après leur retour dans différents pays. Les autorités américaines, européennes et l’OMS suivent les contacts afin d’éviter une éventuelle propagation secondaire. Jusqu’ici, aucun foyer mondial massif comparable au COVID-19 n’a été observé. Les experts rappellent que le hantavirus reste rare et peu contagieux entre humains. La contamination se fait surtout via des rongeurs infectés. Toutefois, la mortalité peut être élevée dans certaines formes pulmonaires, atteignant 30 à 50 % dans les Amériques. Le principal défi reste le diagnostic précoce, car les premiers symptômes ressemblent à une grippe sévère ou au COVID-19. Des investigations sont toujours en cours pour déterminer l’origine exacte de la contamination sur le navire et identifier d’éventuelles personnes perdues de vue parmi les contacts internationaux.

Le Hantavirus est un groupe de virus transmis principalement par les rongeurs (rats, souris sauvages). L’être humain est contaminé surtout en respirant des particules provenant de l’urine, des excréments ou de la salive des rongeurs infectés. Dans de rares cas, une morsure peut transmettre le virus. La transmission entre humains est exceptionnelle.

Le hantavirus a été identifié pour la première fois pendant la Guerre de Corée (entre 25 juin 1950 au 27 juillet 1953), lorsque des milliers de soldats de l’ONU développèrent une grave fièvre rénale. Le virus fut ensuite isolé en 1978 près de la rivière Hantan en Corée du Sud, d’où son nom. Les chercheurs ont découvert que les rongeurs sauvages étaient les principaux réservoirs du virus. En 1993, une importante flambée apparut dans la région des Four Corners aux États-Unis, révélant une forme pulmonaire très mortelle. Depuis, plusieurs souches ont été identifiées en Asie, Europe et dans les Amériques. Le hantavirus reste rare mais surveillé en raison de sa forte mortalité potentielle.

Mode de transmission

La grande majorité des infections par le hantavirus se transmettent de l’animal à l’être humain, surtout par inhalation de poussières contaminées par les urines, salives ou excréments de rongeurs infectés. Cependant, une exception importante existe : le virus Andes, une souche de hantavirus présente surtout en Argentine et au Chili. C’est actuellement le seul hantavirus pour lequel une transmission interhumaine documentée a été observée.


Les contaminations entre humains semblent surtout survenir : entre conjoints ou membres d’une même famille ; lors de contacts très étroits et prolongés ; via les sécrétions respiratoires ou les fluides corporels ; surtout au début des symptômes.

En substance, le hantavirus ne se transmet pas facilement comme la grippe ou le COVID-19. Les contacts brefs ou occasionnels présentent un risque faible. Actuellement, aucune transmission interhumaine n’a été clairement documentée pour les souches européennes ou asiatiques. L’épisode récent du navire MV Hondius a justement attiré l’attention mondiale parce que les autorités sanitaires suspectent plusieurs cas de transmission humaine liés à la souche Andes.

Détails de la situation actuelle du hantavirus  

Environ 7 à 8 cas suspects/confirmés liés au navire, 3 décès signalés. Personnes surveillées ou isolées dans plusieurs dizaines de pays. Concernant les personnes perdues de vue, aucun chiffre officiel mondial publié actuellement. Le taux de létalité de la forme pulmonaire en Amérique est de 20 à 50 %. Certaines formes européennes/asiatiques représentent moins de 1 % à 15 % selon la souche

Principaux symptômes

Le Hantavirus provoque des symptômes qui peuvent varier selon le type de virus et la gravité de l’infection. Les premiers signes ressemblent souvent à une forte grippe. Les symptômes fréquents au début sont fièvre élevée, fatigue intense, maux de tête, douleurs musculaires (surtout dos, cuisses, épaules), frissons, nausées ou vomissements, douleurs abdominales, diarrhée parfois. Des symptômes graves sont aussi possibles. Après quelques jours, certaines personnes développent des complications sérieuses : forme pulmonaire (plus connue dans les amériques), toux sèche, difficulté respiratoire, sensation d’oppression thoracique, accumulation de liquide dans les poumons, chute de la tension artérielle, détresse respiratoire aiguë. Cette forme de détresse respira peut évoluer rapidement et devenir mortelle sans prise en charge urgente. Forme rénale (plus fréquente en Europe et en Asie), atteinte des reins, diminution des urines, gonflement, saignements parfois, hypertension ou hypotension.  Les symptômes apparaissent généralement entre 1 et 8 semaines après l’exposition au virus.

Protection communautaire

Lutter contre les rats et souris dans les maisons et marchés. Conserver les aliments dans des récipients fermés. Éviter de balayer à sec les excréments de rongeurs. Porter gants et masque lors du nettoyage des lieux infestés. Aérer les espaces fermés avant d’y entrer. Renforcer la surveillance sanitaire dans les ports, zones rurales et entrepôts.

Niveau de menace pour le monde et l’Afrique

Le niveau de menace mondiale reste actuellement faible à modéré. Le hantavirus est grave mais peu contagieux entre humains, ce qui limite les risques de pandémie semblable au COVID-19. En Afrique, le risque existe surtout dans les zones où les populations vivent près des rongeurs et où la surveillance épidémiologique est limitée. Aucun grand foyer africain majeur n’est actuellement signalé.

Que faire en Afrique face à une éventuelle épidémie ?

Renforcer les laboratoires capables de diagnostiquer rapidement les virus. Former les agents de santé au dépistage précoce. Développer les systèmes d’alerte communautaire. Intensifier les campagnes d’assainissement urbain. Contrôler les populations de rongeurs dans les marchés, ports et hôpitaux. Prévoir des unités d’isolement respiratoire. Sensibiliser les populations rurales et les voyageurs. Renforcer la coopération avec Organisation mondiale de la Santé et les centres africains de surveillance sanitaire.


Selon l’OMS et plusieurs médias internationaux, les passagers et membres d’équipage venaient d’au moins 23 nationalités différentes : Trois décès ont été signalés. Il s’agit d’un homme néerlandais de 70 ans, son épouse néerlandaise de 69 ans et une femme allemande.   Parmi les cas confirmés ou suspects figurent notamment : des Britanniques, Français, Américains, Suisses, Néerlandais et Allemands.  Un passager français a été testé positif après évacuation. Un Américain a aussi été testé positif et un autre présentait des symptômes légers.

Personnes placées en isolement

Des passagers ont été mis en quarantaine ou isolement dans plusieurs pays : Royaume-Uni : 22 personnes ; France : plusieurs cas contacts et 5 passagers à haut risque ; États-Unis : 17 passagers surveillés ; Pays-Bas, Suisse, Afrique du Sud : plusieurs hospitalisations et isolements. 

Personnes « perdues de vue »

On recherche environ 29 à 40 passagers ayant quitté le bateau avant la confirmation officielle du hantavirus, notamment à Sainte-Hélène. Ces voyageurs appartiennent à 12 nationalités différentes.  Le bateau concerné est le navire de croisière néerlandais MV Hondius. Il est parti d’Ushuaïa en Argentine avant l’apparition des cas de hantavirus à bord.

Attention dès les signes de forte fièvre ou de détresse respiratoire, contacter les autorités sanitaires de votre région

Gamé KOKO (Sources : OMS, CDC, Reuters, Le Monde)

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Abel OZIH

Depuis début mai 2026, le hantavirus attire l’attention mondiale après une flambée observée à bord du navire d’expédition MV Hondius. Selon l’OMS et plusieurs médias internationaux, au moins 7 à 8 personnes ont été identifiées comme cas confirmés ou

VOUS POURRIEZ AUSSI AIMER