Hantavirus : incertitude et panique
- Posted on 12/05/2026 16:07
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Depuis début mai 2026, le hantavirus attire l’attention mondiale après une flambée observée à bord du navire d’expédition MV Hondius. Selon l’OMS et plusieurs médias internationaux, au moins 7 à 8 personnes ont été identifiées comme cas confirmés ou
Depuis
début mai 2026, le hantavirus attire l’attention mondiale après une flambée
observée à bord du navire d’expédition MV Hondius. Selon l’OMS et plusieurs
médias internationaux, au moins 7 à 8 personnes ont été identifiées comme cas
confirmés ou suspects, dont 3 décès. Plusieurs passagers ont été placés sous
surveillance sanitaire ou en isolement préventif après leur retour dans
différents pays. Les autorités américaines, européennes et l’OMS suivent les
contacts afin d’éviter une éventuelle propagation secondaire. Jusqu’ici, aucun
foyer mondial massif comparable au COVID-19 n’a été observé. Les experts
rappellent que le hantavirus reste rare et peu contagieux entre humains. La
contamination se fait surtout via des rongeurs infectés. Toutefois, la
mortalité peut être élevée dans certaines formes pulmonaires, atteignant 30 à
50 % dans les Amériques. Le principal défi reste le diagnostic précoce, car les
premiers symptômes ressemblent à une grippe sévère ou au COVID-19. Des
investigations sont toujours en cours pour déterminer l’origine exacte de la
contamination sur le navire et identifier d’éventuelles personnes perdues de
vue parmi les contacts internationaux.
Le
Hantavirus est un groupe de virus transmis principalement par les rongeurs
(rats, souris sauvages). L’être humain est contaminé surtout en respirant des
particules provenant de l’urine, des excréments ou de la salive des rongeurs
infectés. Dans de rares cas, une morsure peut transmettre le virus. La
transmission entre humains est exceptionnelle.
Le
hantavirus a été identifié pour la première fois pendant la Guerre de Corée
(entre 25 juin 1950 au 27 juillet 1953), lorsque des milliers de soldats de
l’ONU développèrent une grave fièvre rénale. Le virus fut ensuite isolé en 1978
près de la rivière Hantan en Corée du Sud, d’où son nom. Les chercheurs ont
découvert que les rongeurs sauvages étaient les principaux réservoirs du virus.
En 1993, une importante flambée apparut dans la région des Four Corners aux
États-Unis, révélant une forme pulmonaire très mortelle. Depuis, plusieurs
souches ont été identifiées en Asie, Europe et dans les Amériques. Le
hantavirus reste rare mais surveillé en raison de sa forte mortalité
potentielle.
Mode
de transmission
La grande majorité des infections par le hantavirus se transmettent de l’animal à l’être humain, surtout par inhalation de poussières contaminées par les urines, salives ou excréments de rongeurs infectés. Cependant, une exception importante existe : le virus Andes, une souche de hantavirus présente surtout en Argentine et au Chili. C’est actuellement le seul hantavirus pour lequel une transmission interhumaine documentée a été observée.

Les
contaminations entre humains semblent surtout survenir : entre conjoints ou
membres d’une même famille ; lors de contacts très étroits et prolongés ; via
les sécrétions respiratoires ou les fluides corporels ; surtout au début des
symptômes.
En
substance, le hantavirus ne se transmet pas facilement comme la grippe ou le
COVID-19. Les contacts brefs ou occasionnels présentent un risque faible.
Actuellement, aucune transmission interhumaine n’a été clairement documentée
pour les souches européennes ou asiatiques. L’épisode récent du navire MV
Hondius a justement attiré l’attention mondiale parce que les autorités
sanitaires suspectent plusieurs cas de transmission humaine liés à la souche
Andes.
Détails
de la situation actuelle du hantavirus
Environ
7 à 8 cas suspects/confirmés liés au navire, 3 décès signalés. Personnes
surveillées ou isolées dans plusieurs dizaines de pays. Concernant les personnes
perdues de vue, aucun chiffre officiel mondial publié actuellement. Le taux
de létalité de la forme pulmonaire en Amérique est de 20 à 50 %. Certaines
formes européennes/asiatiques représentent moins de 1 % à 15 % selon la souche
Principaux
symptômes
Le
Hantavirus provoque des symptômes qui peuvent varier selon le type de virus et
la gravité de l’infection. Les premiers signes ressemblent souvent à une forte
grippe. Les symptômes fréquents au début sont fièvre élevée, fatigue
intense, maux de tête, douleurs musculaires (surtout dos, cuisses, épaules),
frissons, nausées ou vomissements, douleurs abdominales, diarrhée parfois. Des
symptômes graves sont aussi possibles. Après quelques jours, certaines
personnes développent des complications sérieuses : forme pulmonaire
(plus connue dans les amériques), toux sèche, difficulté respiratoire,
sensation d’oppression thoracique, accumulation de liquide dans les poumons,
chute de la tension artérielle, détresse respiratoire aiguë. Cette forme de
détresse respira peut évoluer rapidement et devenir mortelle sans prise en
charge urgente. Forme rénale (plus fréquente en Europe et en Asie),
atteinte des reins, diminution des urines, gonflement, saignements parfois,
hypertension ou hypotension. Les
symptômes apparaissent généralement entre 1 et 8 semaines après l’exposition au
virus.
Protection
communautaire
Lutter
contre les rats et souris dans les maisons et marchés. Conserver les aliments
dans des récipients fermés. Éviter de balayer à sec les excréments de rongeurs.
Porter gants et masque lors du nettoyage des lieux infestés. Aérer les espaces
fermés avant d’y entrer. Renforcer la surveillance sanitaire dans les ports,
zones rurales et entrepôts.
Niveau
de menace pour le monde et l’Afrique
Le
niveau de menace mondiale reste actuellement faible à modéré. Le hantavirus est
grave mais peu contagieux entre humains, ce qui limite les risques de pandémie
semblable au COVID-19. En Afrique, le risque existe surtout dans les zones où
les populations vivent près des rongeurs et où la surveillance épidémiologique
est limitée. Aucun grand foyer africain majeur n’est actuellement signalé.
Que
faire en Afrique face à une éventuelle épidémie ?
Renforcer les laboratoires capables de diagnostiquer rapidement les virus. Former les agents de santé au dépistage précoce. Développer les systèmes d’alerte communautaire. Intensifier les campagnes d’assainissement urbain. Contrôler les populations de rongeurs dans les marchés, ports et hôpitaux. Prévoir des unités d’isolement respiratoire. Sensibiliser les populations rurales et les voyageurs. Renforcer la coopération avec Organisation mondiale de la Santé et les centres africains de surveillance sanitaire.

Selon
l’OMS et plusieurs médias internationaux, les passagers et membres d’équipage
venaient d’au moins 23 nationalités différentes : Trois décès ont été
signalés. Il s’agit d’un homme néerlandais de 70 ans, son épouse néerlandaise
de 69 ans et une femme allemande. Parmi les cas confirmés ou suspects figurent
notamment : des Britanniques, Français, Américains, Suisses, Néerlandais et
Allemands. Un passager français a été
testé positif après évacuation. Un Américain a aussi été testé positif et un
autre présentait des symptômes légers.
Personnes
placées en isolement
Des
passagers ont été mis en quarantaine ou isolement dans plusieurs pays : Royaume-Uni
: 22 personnes ; France : plusieurs cas contacts et 5 passagers à haut risque ;
États-Unis : 17 passagers surveillés ; Pays-Bas, Suisse, Afrique du Sud :
plusieurs hospitalisations et isolements.
Personnes
« perdues de vue »
On
recherche environ 29 à 40 passagers ayant quitté le bateau avant la
confirmation officielle du hantavirus, notamment à Sainte-Hélène. Ces voyageurs
appartiennent à 12 nationalités différentes. Le bateau concerné est le navire de croisière
néerlandais MV Hondius. Il est parti d’Ushuaïa en Argentine avant l’apparition
des cas de hantavirus à bord.
Attention
dès les signes de forte fièvre ou de détresse respiratoire, contacter les
autorités sanitaires de votre région
Gamé
KOKO (Sources : OMS, CDC, Reuters, Le Monde)