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Exigez la viande issue d’abattages agréés

 Exigez la viande issue d’abattages agréés
Extrait de l'article: Les abattages clandestins des animaux de boucherie restent très courants dans la ville de Lomé. Cette mauvaise pratique échappe à l'inspection sanitaire des services vétérinaires, et expose les manipulateurs de ces viandes et leurs consommateurs...

Les abattages clandestins des animaux de boucherie restent très courants dans la ville de Lomé. Cette mauvaise pratique échappe à l'inspection sanitaire des services vétérinaires, et expose les manipulateurs de ces viandes et leurs consommateurs aux risques de contamination par divers agents infectieux. Ces agents sont susceptibles d’être à l'origine de zoonoses, ou de toxi-infections alimentaires.  L’OMS estime que 600 millions de personnes dans le monde tombent malades chaque année après avoir consommé des aliments contaminés et que 420 000 en meurent. La charge des maladies d'origine alimentaire est particulièrement élevée en Afrique, où les maladies et les décès qui en résultent sont comparables à ceux causés par les principales maladies infectieuses telles que le paludisme, la tuberculose et le VIH/Sida. 

 

Non aux abattages clandestins

L’ONG Vétérinaires Sans Frontières Suisse, préoccupée par la santé et la sécurité alimentaire des populations, intensifie ses efforts dans la sensibilisation des populations contre les abattages clandestins d’animaux de boucherie. Selon Dr Géraud Hellow, Directeur-Pays de VSF-Suisse au Togo, « certains bouchers, ont l'habitude d’abattre les chèvres, les moutons ou d'autres animaux hors des abattoirs agréés. Ces bouchers s’exposent aux risques de zoonoses et exposent aussi les consommateurs de leurs viandes. De plus, ils contribuent à la propagation des maladies animales ». La consommation de viande non inspectée expose les manipulateurs et les consommateurs aux pathologies dangereuses et mortelles comme l’anthrax, la tuberculose, la brucellose, ou des toxi-infections alimentaires.

 

Où trouver les aires d’abattage à Lomé ?

Hormis l’ancien abattoir situé au port de Lomé, l’Etat a mis en place deux aires d’abattage améliorées à Agoè Zongo et Gbossimé. Une aire d’abattage est un espace délimité et aménagé pour réaliser les différentes étapes d’abattage de l’animal jusqu’à l’obtention de la carcasse prête à la découpe. Elle comprend généralement une dalle pouvant être lavée servant à l’abattage, une toiture, des équipements variés destinés à l’accrochage des carcasses. Ces aménagements et équipements permettent d’assurer une hygiène correcte.

Les bouchers exerçant dans les aires d’abattage de Gbossimé et de Zongo ont bénéficié de plusieurs sessions de formation et sensibilisations sur l’hygiène. Hors – mis les défis qui persistent, notamment dans la gestion des déchets dans ces aires d’abattage, la présence d’agents des services vétérinaires reste un facteur essentiel de garantie de la bonne qualité des viandes qui y sortent, comme le témoigne Saibou un boucher à Gbossimé : « Sur l’aire d’abattage de Gbossimé, il y a des agents des services vétérinaires qui examinent les viandes avant leur distribution et le service est moins cher. Or, en dehors de cette aire d’abattage, les viandes ne sont pas contrôlées et c’est dangereux ».

Dans le but de contribuer à améliorer la visibilité de l’aire d’abattage de Gbossimé, l’ONG VSF-Suisse a appuyé l’Office National des Abattoirs et Frigorifiques (ONAF) à l’installation de quatre panneaux directionnels afin de permettre aux populations de retrouver facilement ce site.

Source : VSF-Suisse

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Raymond DZAKPATA

Les abattages clandestins des animaux de boucherie restent très courants dans la ville de Lomé. Cette mauvaise pratique échappe à l'inspection sanitaire des services vétérinaires, et expose les manipulateurs de ces viandes et leurs consommateurs...

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