Exigez la viande issue d’abattages agréés
- Posted on 21/09/2022 17:56
- Film
- By raymonddzakpata@sante-education.tg
Extrait de l'article: Les abattages clandestins des animaux de boucherie restent très courants dans la ville de Lomé. Cette mauvaise pratique échappe à l'inspection sanitaire des services vétérinaires, et expose les manipulateurs de ces viandes et leurs consommateurs...
Les abattages
clandestins des animaux de boucherie restent très courants dans la ville de
Lomé. Cette mauvaise pratique échappe à l'inspection sanitaire des services
vétérinaires, et expose les manipulateurs de ces viandes et leurs consommateurs
aux risques de contamination par divers agents infectieux. Ces agents sont
susceptibles d’être à l'origine de zoonoses, ou de toxi-infections
alimentaires. L’OMS estime que 600 millions de personnes dans le monde
tombent malades chaque année après avoir consommé des aliments contaminés et
que 420 000 en meurent. La charge des maladies d'origine alimentaire est
particulièrement élevée en Afrique, où les maladies et les décès qui en
résultent sont comparables à ceux causés par les principales maladies
infectieuses telles que le paludisme, la tuberculose et le VIH/Sida.
Non aux abattages
clandestins
L’ONG
Vétérinaires Sans Frontières Suisse, préoccupée par la santé et la sécurité
alimentaire des populations, intensifie ses efforts dans la sensibilisation des
populations contre les abattages clandestins d’animaux de boucherie. Selon Dr
Géraud Hellow, Directeur-Pays de VSF-Suisse au Togo, « certains bouchers,
ont l'habitude d’abattre les chèvres, les moutons ou d'autres animaux hors des
abattoirs agréés. Ces bouchers s’exposent aux risques de zoonoses et exposent
aussi les consommateurs de leurs viandes. De plus, ils contribuent à la
propagation des maladies animales ». La consommation de viande non
inspectée expose les manipulateurs et les consommateurs aux pathologies
dangereuses et mortelles comme l’anthrax, la tuberculose, la brucellose, ou des
toxi-infections alimentaires.
Où trouver les aires d’abattage à Lomé ?
Hormis l’ancien
abattoir situé au port de Lomé, l’Etat a mis en place deux aires d’abattage
améliorées à Agoè Zongo et Gbossimé. Une aire d’abattage est un espace délimité
et aménagé pour réaliser les différentes étapes d’abattage de l’animal jusqu’à
l’obtention de la carcasse prête à la découpe. Elle comprend généralement une
dalle pouvant être lavée servant à l’abattage, une toiture, des équipements
variés destinés à l’accrochage des carcasses. Ces aménagements et équipements
permettent d’assurer une hygiène correcte.
Les bouchers
exerçant dans les aires d’abattage de Gbossimé et de Zongo ont bénéficié de
plusieurs sessions de formation et sensibilisations sur l’hygiène. Hors – mis
les défis qui persistent, notamment dans la gestion des déchets dans ces aires
d’abattage, la présence d’agents des services vétérinaires reste un facteur
essentiel de garantie de la bonne qualité des viandes qui y sortent, comme le
témoigne Saibou un boucher à Gbossimé : « Sur l’aire d’abattage de
Gbossimé, il y a des agents des services vétérinaires qui examinent les viandes
avant leur distribution et le service est moins cher. Or, en dehors de cette
aire d’abattage, les viandes ne sont pas contrôlées et c’est dangereux ».
Dans le but de
contribuer à améliorer la visibilité de l’aire d’abattage de Gbossimé, l’ONG
VSF-Suisse a appuyé l’Office National des Abattoirs et Frigorifiques (ONAF) à
l’installation de quatre panneaux directionnels afin de permettre aux
populations de retrouver facilement ce site.
Source :
VSF-Suisse