Mode de vie et alimentation pour éviter le cancer du sein
- Posted on 22/02/2024 00:01
- Film
- By povimessan@sante-education.tg
Extrait de l'article: Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Au Togo, le cancer du sein est le plus répandu, avec 60,20% suivi de celui du col utérin à 23,20% (données CHU SO en 2018) au Togo. Seuls 34% des femmes atteintes du cancer en 2020 y ont
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la
femme. Au Togo, le cancer du sein est le plus répandu, avec 60,20% suivi
de celui du col utérin à 23,20% (données CHU SO en 2018) au Togo. Seuls
34% des femmes atteintes du cancer en 2020 y ont survécu. C’est ce que rapporte
la Ligue togolaise contre le cancer, qui cite l’Observatoire mondial du cancer
(Globocan). Il
existe plusieurs facteurs de risques du cancer du sein et
particulièrement ceux sur lesquels on
peut agir.
Certains facteurs de risques sont bien liés au
mode de vie. Le cancer du sein est une maladie multifactorielle. Cela signifie
que plusieurs facteurs influent sur le risque de sa survenue.
Attention à l’excès de sucre
L’excès de sucre est un facteur de
risque avéré de cancer du sein", nous avertit le Dr Sebban. Plusieurs
études scientifiques ont en effet déjà prouvé le rôle que le sucre peut avoir
un rôle dans la survenue de la maladie. Une étude de l’université du Texas
publiée en 2015 avait démontré que fructose et saccharose augmentent la
production d’enzyme 12-LOX et celle d’acides gras 12-HETE dans les cellules
cancéreuses. Deux facteurs possibles de l’évolution négative des cancers du
sein. Se méfier aussi des sodas et boissons sucrées. Certains peuvent contenir
plus de 10 morceaux de sucres.
Limiter les matières grasses
Crèmes, graisses animales, fast-food, aliments
transformés… Ils ont en commun une proportion importante de matières grasses.
Ces mauvaises graisses, si elles sont consommées quotidiennement, peuvent aussi
jouer un rôle dans la survenue d’un cancer du sein. Là encore, des études
scientifiques l’ont prouvé : les particules de graisse de la circulation
sanguine s'introduiraient dans les cellules cancéreuses du sein grâce à un
mécanisme qui augmente le risque de cancer chez les personnes ayant une
alimentation riche en matières grasses et souffrant d'obésité. Ces résultats
avaient été apportés par le Norris Cotton Cancer Center de Dartmouth
(Etats-Unis) dans un rapport publié en 2019 au sein du « Journal of
Lipid Research ».
Privilégier les bonnes graisses
Les « bons gras » sont les graisses
insaturées essentielles à l’organisme, que ce soit pour le système hormonal,
immunitaire, cardiovasculaire et nerveux. On les connait mieux sous le nom
d’acides gras ou oméga 3, 6 et 9. Il a déjà été prouvé que les acides gras
essentiels oméga-3 pouvaient aussi aider à lutter contre le
cancer. Une étude, réalisée par des chercheurs de l'université de Guelph, en
Ontario, au Canada, sur des souris atteintes d'une forme agressive de cancer du
sein, a montré l'efficacité des acides gras essentiels oméga-3 marins,
c'est-à-dire l'EPA et le DHA. On trouve les oméga-3 majoritairement dans les
huiles végétales, les poissons gras (huile de foie de morue, maquereau,
sardine, saumon, hareng), les noix et fruits à coques ainsi que dans l'avocat.
Limiter voire éviter la viande
Si la viande a des bienfaits non négligeables sur
la santé, il est de plus en plus souvent établi qu’il est important de réduire
les proportions. Manger de la viande en excès est notamment associé aux risques
de cancer du sein. Une étude a montré que les femmes qui consomment souvent de
la viande rouge ont un risque plus élevé de 6% de souffrir d’un cancer du sein,
comparées à celles qui en mangeaient peu. L’excès de viande transformée
augmente le risque de 9%. La recherche a été menée par des chercheurs de
l’Université de Harvard (Etats-Unis).
Attention au surpoids
Le surpoids peut être associé à l’apparition de
plusieurs cancers et notamment du cancer du sein. Le surpoids (IMC compris entre 25 et 29,9) et l’obésité (IMC
de 30 ou plus) augmentent le risque de cancer du sein chez la femme ménopausée.
La présence localisée de graisse abdominale, augmente également ce risque, même
dans le cas d’un poids sain. Une augmentation du poids corporel à l'âge adulte
peut également augmenter les risques, en particulier dans le cancer du sein
après la ménopause.
Eviter la sédentarité
Outre l’obésité, la sédentarité fait aussi partie
des facteurs de risque du cancer du sein. À l’inverse, l’activité physique est associée à une diminution de risque de
cancer du sein après la ménopause. On est trop sédentaire dans la société. On
mange trop, trop mal, et on ne fait pas assez d’exercice physique. Pourtant,
certaines habitudes simples peuvent contribuer à changer la donne. Marcher,
monter et descendre les escaliers, faire du vélo.
Bien gérer le stress
Des chercheurs ont identifié un mécanisme
expliquant comment le stress chronique accélérait la croissance des cellules
souches du cancer du sein. Le stress, tout comme la pollution, fait en effet aussi partie des facteurs de
risque du cancer du sein. Rapportée par le « Journal of Clinical
Investigation » une étude sur des souris a prouvé que le stress
chronique peut favoriser le développement des cellules souches du cancer du
sein. Ce phénomène serait lié à l’épinéphrine, l’une des principales hormones
de stress. Son taux était plus élevé chez les souris soumises au stress durant
toute la durée de l’expérience. Chez celles qui avaient reçu un traitement pour
inactiver le récepteur ADRB2 de l’hormone, les tumeurs étaient beaucoup plus
petites et présentaient moins de cellules souches.
Source : Dr Eric Sebban, Chirurgien-Gynécologue
et cancérologue (France)