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Mode de vie et alimentation pour éviter le cancer du sein

Mode de vie et alimentation pour éviter le cancer du sein
Extrait de l'article: Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Au Togo, le cancer du sein est le plus répandu, avec 60,20% suivi de celui du col utérin à 23,20% (données CHU SO en 2018) au Togo. Seuls 34% des femmes atteintes du cancer en 2020 y ont

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Au Togo, le cancer du sein est le plus répandu, avec 60,20% suivi de celui du col utérin à 23,20% (données CHU SO en 2018) au Togo. Seuls 34% des femmes atteintes du cancer en 2020 y ont survécu. C’est ce que rapporte la Ligue togolaise contre le cancer, qui cite l’Observatoire mondial du cancer (Globocan). Il existe plusieurs facteurs de risques du cancer du sein et particulièrement ceux sur lesquels on peut agir.

Certains facteurs de risques sont bien liés au mode de vie. Le cancer du sein est une maladie multifactorielle. Cela signifie que plusieurs facteurs influent sur le risque de sa survenue.

Attention à l’excès de sucre

L’excès de sucre est un facteur de risque avéré de cancer du sein", nous avertit le Dr Sebban. Plusieurs études scientifiques ont en effet déjà prouvé le rôle que le sucre peut avoir un rôle dans la survenue de la maladie. Une étude de l’université du Texas publiée en 2015 avait démontré que fructose et saccharose augmentent la production d’enzyme 12-LOX et celle d’acides gras 12-HETE dans les cellules cancéreuses. Deux facteurs possibles de l’évolution négative des cancers du sein. Se méfier aussi des sodas et boissons sucrées. Certains peuvent contenir plus de 10 morceaux de sucres.

Limiter les matières grasses

Crèmes, graisses animales, fast-food, aliments transformés… Ils ont en commun une proportion importante de matières grasses. Ces mauvaises graisses, si elles sont consommées quotidiennement, peuvent aussi jouer un rôle dans la survenue d’un cancer du sein. Là encore, des études scientifiques l’ont prouvé : les particules de graisse de la circulation sanguine s'introduiraient dans les cellules cancéreuses du sein grâce à un mécanisme qui augmente le risque de cancer chez les personnes ayant une alimentation riche en matières grasses et souffrant d'obésité. Ces résultats avaient été apportés par le Norris Cotton Cancer Center de Dartmouth (Etats-Unis) dans un rapport publié en 2019 au sein du « Journal of Lipid Research ».

Privilégier les bonnes graisses

Les « bons gras » sont les graisses insaturées essentielles à l’organisme, que ce soit pour le système hormonal, immunitaire, cardiovasculaire et nerveux. On les connait mieux sous le nom d’acides gras ou oméga 3, 6 et 9. Il a déjà été prouvé que les acides gras essentiels oméga-3 pouvaient aussi aider à lutter contre le cancer. Une étude, réalisée par des chercheurs de l'université de Guelph, en Ontario, au Canada, sur des souris atteintes d'une forme agressive de cancer du sein, a montré l'efficacité des acides gras essentiels oméga-3 marins, c'est-à-dire l'EPA et le DHA. On trouve les oméga-3 majoritairement dans les huiles végétales, les poissons gras (huile de foie de morue, maquereau, sardine, saumon, hareng), les noix et fruits à coques ainsi que dans l'avocat.

Limiter voire éviter la viande

Si la viande a des bienfaits non négligeables sur la santé, il est de plus en plus souvent établi qu’il est important de réduire les proportions. Manger de la viande en excès est notamment associé aux risques de cancer du sein. Une étude a montré que les femmes qui consomment souvent de la viande rouge ont un risque plus élevé de 6% de souffrir d’un cancer du sein, comparées à celles qui en mangeaient peu. L’excès de viande transformée augmente le risque de 9%. La recherche a été menée par des chercheurs de l’Université de Harvard (Etats-Unis).

Attention au surpoids

Le surpoids peut être associé à l’apparition de plusieurs cancers et notamment du cancer du sein. Le surpoids (IMC compris entre 25 et 29,9) et l’obésité (IMC de 30 ou plus) augmentent le risque de cancer du sein chez la femme ménopausée. La présence localisée de graisse abdominale, augmente également ce risque, même dans le cas d’un poids sain. Une augmentation du poids corporel à l'âge adulte peut également augmenter les risques, en particulier dans le cancer du sein après la ménopause.

Eviter la sédentarité

Outre l’obésité, la sédentarité fait aussi partie des facteurs de risque du cancer du sein. À l’inverse, l’activité physique est associée à une diminution de risque de cancer du sein après la ménopause. On est trop sédentaire dans la société. On mange trop, trop mal, et on ne fait pas assez d’exercice physique. Pourtant, certaines habitudes simples peuvent contribuer à changer la donne. Marcher, monter et descendre les escaliers, faire du vélo.

Bien gérer le stress

Des chercheurs ont identifié un mécanisme expliquant comment le stress chronique accélérait la croissance des cellules souches du cancer du sein.  Le stress, tout comme la pollution, fait en effet aussi partie des facteurs de risque du cancer du sein. Rapportée par le « Journal of Clinical Investigation » une étude sur des souris a prouvé que le stress chronique peut favoriser le développement des cellules souches du cancer du sein. Ce phénomène serait lié à l’épinéphrine, l’une des principales hormones de stress. Son taux était plus élevé chez les souris soumises au stress durant toute la durée de l’expérience. Chez celles qui avaient reçu un traitement pour inactiver le récepteur ADRB2 de l’hormone, les tumeurs étaient beaucoup plus petites et présentaient moins de cellules souches.

Source : Dr Eric Sebban, Chirurgien-Gynécologue et cancérologue (France)

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Messan Merveille

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Au Togo, le cancer du sein est le plus répandu, avec 60,20% suivi de celui du col utérin à 23,20% (données CHU SO en 2018) au Togo. Seuls 34% des femmes atteintes du cancer en 2020 y ont

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