Vaccin contre le paludisme : doit-on donner encore des médicaments de prévention à l’enfant ?
- Posted on 04/09/2026 14:17
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Mon enfant a reçu le vaccin contre le paludisme. Doit-il encore prendre les médicaments de chimio-prévention ? C’est une question que des parents peuvent légitimement se poser : « Si mon enfant est vacciné, pourquoi lui donner encore des médicaments
Mon
enfant a reçu le vaccin contre le paludisme. Doit-il encore prendre les
médicaments de chimio-prévention ? C’est une question que des parents peuvent
légitimement se poser : « Si mon enfant est vacciné, pourquoi lui donner encore
des médicaments pour prévenir le paludisme ? »
Le
vaccin apprend à l’organisme à mieux se défendre contre le paludisme. Il
stimule le système immunitaire pour qu’il puisse reconnaître le parasite et
réagir lorsqu’il est confronté à lui. Mais la réponse au vaccin peut varier
d’un enfant à l’autre et elle peut aussi évoluer avec le temps.
La
chimio-prévention agit autrement. Pendant une période où les enfants sont
particulièrement exposés aux piqûres de moustiques, elle permet de maintenir le
médicament dans l’organisme. Si un parasite du paludisme est transmis lors
d’une piqûre, le médicament peut alors agir sur lui avant qu’il ne se multiplie
suffisamment pour provoquer la maladie.
On
a donc deux mécanismes qui se complètent à savoir le vaccin qui renforce les
défenses de l’organisme et la chimio-prévention agit directement sur le
parasite. Les utiliser ensemble permet de renforcer la protection de l’enfant
pendant les périodes où le risque de paludisme est élevé.
L’Organisation
mondiale de la Santé recommande d’ailleurs que les vaccins antipaludiques
soient utilisés en complément d’autres interventions de prévention, notamment
la chimioprévention et les mesures de lutte contre les moustiques.
Mais
la prévention ne s’arrête pas aux médicaments. Même vacciné et ayant reçu une
chimioprévention, l’enfant doit continuer à être protégé contre les piqûres de
moustiques. Le spécialiste recommande donc de dormir chaque nuit sous une
moustiquaire imprégnée, d’utiliser des répulsifs lorsqu’ils sont recommandés et
d’assainir le milieu, notamment en éliminant les eaux stagnantes où les
moustiques peuvent se reproduire.
Si
l’enfant présente de la fièvre, il ne faut pas penser que le vaccin ou la
chimioprévention excluent forcément le paludisme. Il faut consulter rapidement
afin que l’enfant soit correctement évalué et, si nécessaire, testé.
Source :
(Bulletin santé : Dr Aristide Djiguimde, médecin pédiatre au Centre
hospitalier universitaire de Tengandogo/Burkina Faso)