Trisomie 21 : AMAETRI appelle à rompre la solitude des familles
- Posted on 12/03/2026 15:41
- Film
- By raymonddzakpata@sante-education.tg
Extrait de l'article: En prélude à la Journée mondiale de la trisomie 21, célébrée chaque 21 mars, l’Association Mères Amis des Enfants Trisomiques (AMAETRI) a animé une conférence-débat placée sous le thème « Ensemble contre la solitude », le 10 mars 2026 à Lomé. Cette..
En prélude à la Journée mondiale de la trisomie 21, célébrée chaque 21 mars, l’Association Mères Amis des Enfants Trisomiques (AMAETRI) a animé une conférence-débat placée sous le thème « Ensemble contre la solitude », le 10 mars 2026 à Lomé. Cette rencontre a permis de présenter les activités de l’association prévues pour l’édition 2026 et de sensibiliser l’opinion publique à la situation des enfants vivant avec la trisomie 21 et de leurs familles.
Table des officiels
Selon
les estimations internationales, la trisomie 21 concerne environ une naissance
sur 1 000 à 1 100 dans le monde. Malgré les progrès réalisés dans les domaines
médical et social, plusieurs défis demeurent, notamment le diagnostic précoce,
l’accès à une prise en charge adaptée et l’inclusion effective des personnes
concernées dans la société.
S’exprimant
au nom du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au
Togo, Éric Assigbley a salué les efforts constants d’AMAETRI et de ses
partenaires en faveur de la promotion des droits et l’inclusion des personnes
porteuses de trisomie 21. « La trisomie 21 est encore trop souvent associée
à des préjugés et à la stigmatisation. Pourtant, il s’agit d’une variation
génétique qui ne devrait en aucun cas empêcher une personne de mener une vie
épanouie », a-t-il souligné.
Marraine de l’association, Mme Krystel Dicoh a pour sa part exprimé son engagement personnel aux côtés des enfants trisomiques. « Je n’ai pas choisi d’être marraine. Ce sont ces enfants et l’association qui m’ont adoptée. C’est un engagement du cœur pour porter leur message et défendre leur cause », a-t-elle confié. Elle a également rappelé que la journée du 21 mars sera un moment de célébration pour les enfants, mais aussi une opportunité de sensibiliser la population à l’acceptation de la différence.
La présidente d’AMAETRI, Mme Agbassi Tatchein, a profité de la rencontre pour présenter les principales activités prévues dans le cadre de cette commémoration. Après une phase de sensibilisation à travers les médias, l’association prévoit notamment l’organisation d’une caravane dans les rues de Lomé le 21 mars, afin d’offrir aux enfants trisomiques un moment de découverte et de partage.
Agbassi Tatchein, Présidente de l'AMAETRI
« Beaucoup
de ces enfants restent encore confinés à la maison à cause des préjugés. Nous
voulons leur permettre de sortir, de découvrir la ville et de vivre des moments
de joie avec leurs parents », a-t-elle expliqué.
Au-delà
de ces activités de sensibilisation, AMAETRI nourrit également des ambitions à
plus long terme. L’association souhaite mettre en place une base de données
nationale pour mieux recenser les enfants trisomiques au Togo. Elle envisage
aussi la création d’un centre spécialisé destiné à assurer leur accompagnement
et à favoriser leur autonomie ainsi que leur insertion sociale.
Le
Professeur Agbeko Foli Yvon, pédiatre au CHU Campus de Lomé, a apporté un
éclairage scientifique sur la trisomie 21. Il a rappelé que cette condition
résulte de la présence d’un chromosome supplémentaire sur la paire 21, ce qui
entraîne certaines particularités physiques et cognitives.
Le
spécialiste a insisté sur l’importance d’une prise en charge globale impliquant
différents professionnels. « Ces enfants ont besoin d’amour, d’encadrement
et d’un accompagnement multidisciplinaire associant pédiatres, psychologues et
éducateurs », a-t-il expliqué.
À
travers les activités prévues pour la Journée mondiale de la trisomie 21,
AMAETRI espère renforcer la sensibilisation et encourager la société togolaise
à adopter une attitude plus inclusive et bienveillante envers les enfants
porteurs de trisomie 21 et leurs familles.
Raymond
DZAKPATA