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Etude INSTITUT: Impact sur l’état nutritionnel et les résultats de traitement antituberculeux

Etude INSTITUT: Impact sur l’état nutritionnel et les résultats de traitement antituberculeux
Extrait de l'article: La dénutrition est le principal facteur de risque de tuberculose dans le monde. Les déficits immunologiques associés à la dénutrition peuvent être réversibles grâce à la réhabilitation nutritionnelle. Cependant, la lutte contre la dénutrition est en

La dénutrition est le principal facteur de risque de tuberculose dans le monde. Les déficits immunologiques associés à la dénutrition peuvent être réversibles grâce à la réhabilitation nutritionnelle. Cependant, la lutte contre la dénutrition est en retard par rapport aux efforts visant à identifier et traiter le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ainsi que le diabète chez les patients tuberculeux (PT). C’est eu égard à cela que l’étude INSTITUT va démarrer chez les patients atteints de tuberculose des Programmes nationaux de lutte contre la tuberculose du Togo et du Bénin.

La malnutrition sous toutes ses formes comprend la dénutrition (émaciation, retard de croissance, insuffisance pondérale), les carences en vitamines ou en minéraux, le surpoids, l'obésité et les maladies non transmissibles liées à l'alimentation.

En effet la dénutrition est le principal facteur de risque de tuberculose (TB) dans le monde, avec une fraction attribuable à la population estimée à 19% (contre 7,6% pour le VIH et 3,1% pour le diabète). Il existe des catégories bien établies de dénutrition sévère, modérée et légère. La dénutrition par exemple affaibli les moyens de défenses contre les microbes et rend difficile le processus de guérison du malade sous traitement.

Qu’est-ce que la dénutrition peut entrainer chez un patient atteint de Tuberculose ?

La dénutrition (y compris les carences en macronutriments et en micronutriments) résultant d'une sous-alimentation et la dénutrition liée à la maladie sont largement répandues chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), et met souvent leur vie en danger. Un mauvais état nutritionnel est associé à une gravité accrue de la tuberculose maladie.

Les charges bacillaires plus élevées dans les expectorations, avec une plus grande atteinte pulmonaire et un plus grand risque de cavitation. Les personnes sous-alimentées ont un risque (11%) plus élevé d’une tuberculose pulmonaire. Cela a des implications pour la maladie pulmonaire chronique post-tuberculose avec potentiel de transmission élevée.


La pharmacodynamie des médicaments antituberculeux peut également être affectée chez les personnes sous-alimentées, car l'absorption de certains médicaments peut être réduite et la toxicité d'autres augmentée. La zone d’absorption intestinale est diminuée, ce qui peut avoir un impact sur l’absorption des médicaments

Pour ces raisons, l'état nutritionnel au début du traitement antituberculeux est un facteur prédictif important de la mortalité.

Comment est-ce que le programme prend en charge les malades de tuberculose qui ont des difficultés à se nourrir pendant leur traitement ?

Le pays avec l’appui des partenaires Fonds Mondial, PAM organise toujours l’Appui nutritionnel aux patients atteints de la forme grave de la TB communément appelée patients grabataires mais aussi pour les patients TB résistante et certains patients démunis. L’agence nationale de solidarité apporte également un appui en quelques kits alimentaires mais les besoins sont énormes, plusieurs patients nécessitant un appui nutritionnel ne sont pas couverts. Cette situation augmente les échecs thérapeutiques et les décès au cours du traitement.

Malheureusement, il n’y a pas de données factuelles sur le poids de la dénutrition chez les patients tuberculeux dans la sous-région.

C’est cela qui justifie l’élaboration d’une étude intitulé « Appui nutritionnel au patients tuberculeux : Impact sur l’état nutritionnel et les résultats de traitement antituberculeux. » Cette étude est conduite par 04 structures :  le Programme National de Lutte contre la Tuberculose du Togo, le Programme national de Lutte contre la Tuberculose au Bénin ; l’Union Internationale contre la Tuberculose et les Maladies Respiratoires et la Communauté d'universités et établissements Sorbonne, le Centre médical de Boston et l’École de médecine de l'Université de Boston au Etats Unies.


L’étude est financée par L’Agence Française de Développement (AFD). Cette étude évaluera l'impact de l’appui nutritionnel sur les résultats du traitement de la tuberculose et estimer l'impact de cet appui sur l'état nutritionnel des patients tuberculeux à la fin du traitement sur 1 050 patients atteints de la forme contagieuse de la tuberculose et qui recevront des soins dans les centres de diagnostic et de traitement de la tuberculose des Programmes nationaux de lutte contre la tuberculose du Togo et du au Bénin et au Togo, en Afrique de l’Ouest.

Quel est la finalité de cette étude ?

Grâce à cette étude nous avons l’occasion de démontrer l’impact du soutien nutritionnel sur les résultats du traitement de la tuberculose en Afrique de l’Ouest. Cela nous aidera à catalyser le changement et à présenter des arguments solides en faveur d’un soutien nutritionnel solide pour toutes les personnes atteintes de tuberculose au Togo, en Afrique et dans le monde.

Que peut-on attendre concrètement de cette étude ?

D’abord pour les autorités et la coordination du Programme, l’étude devra fournir des éléments factuels qui seront utilisés pour : planifier l’appui nutritionnel aux autres patients tuberculeux, et faire le plaidoyer afin de mobiliser le financement additionnel pour assurer l’appui nutritionnel dans le pays Pour les acteurs qui offre les prestations de services, elle permettra de mieux adresser les services en direction des populations en termes d’accompagnement, appui et conseils.  Pour la population, elle permettra d’améliorer la prise en charge des patients atteints de tuberculose.

Une bonne alimentation permet de préserver les personnes d’être contaminées de la tuberculose, si elles étaient déjà contaminées de tomber malade et si elles sont malades de guérir rapidement avec le traitement. C’est les parents des patients tuberculeux doivent accompagner les malades en leur apportant le soutien psychosocial et émotionnel mais aussi un soutien nutritionnel.

Source : PNLT

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Abel OZIH

La dénutrition est le principal facteur de risque de tuberculose dans le monde. Les déficits immunologiques associés à la dénutrition peuvent être réversibles grâce à la réhabilitation nutritionnelle. Cependant, la lutte contre la dénutrition est en

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