Etude INSTITUT: Impact sur l’état nutritionnel et les résultats de traitement antituberculeux
- Posted on 29/08/2023 13:19
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: La dénutrition est le principal facteur de risque de tuberculose dans le monde. Les déficits immunologiques associés à la dénutrition peuvent être réversibles grâce à la réhabilitation nutritionnelle. Cependant, la lutte contre la dénutrition est en
La
dénutrition est le principal facteur de risque de tuberculose dans le monde. Les
déficits immunologiques associés à la dénutrition peuvent être réversibles
grâce à la réhabilitation nutritionnelle. Cependant, la lutte contre la
dénutrition est en retard par rapport aux efforts visant à identifier et
traiter le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ainsi que le diabète chez
les patients tuberculeux (PT). C’est eu égard à cela que l’étude INSTITUT va
démarrer chez les patients atteints de tuberculose des Programmes nationaux de
lutte contre la tuberculose du Togo et du Bénin.
La malnutrition sous toutes
ses formes comprend la dénutrition (émaciation, retard de croissance,
insuffisance pondérale), les carences en vitamines ou en minéraux, le surpoids,
l'obésité et les maladies non transmissibles liées
à l'alimentation.
En
effet la
dénutrition est le principal facteur de risque de tuberculose (TB) dans le
monde, avec une fraction attribuable à la population estimée à 19% (contre 7,6%
pour le VIH et 3,1% pour le diabète). Il existe des catégories bien
établies de dénutrition sévère, modérée et légère. La dénutrition par exemple affaibli les moyens de défenses contre les
microbes et rend difficile le processus de guérison du malade sous traitement.
Qu’est-ce
que la dénutrition peut entrainer chez un patient atteint de Tuberculose ?
La dénutrition (y
compris les carences en macronutriments et en micronutriments) résultant d'une
sous-alimentation et la dénutrition liée à la maladie sont largement répandues
chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), et met souvent leur vie en danger.
Un mauvais état nutritionnel est associé à une gravité accrue de la tuberculose
maladie.
Les charges bacillaires plus élevées dans les expectorations, avec une plus grande atteinte pulmonaire et un plus grand risque de cavitation. Les personnes sous-alimentées ont un risque (11%) plus élevé d’une tuberculose pulmonaire. Cela a des implications pour la maladie pulmonaire chronique post-tuberculose avec potentiel de transmission élevée.
La pharmacodynamie des
médicaments antituberculeux peut également être affectée chez les personnes
sous-alimentées, car l'absorption de certains médicaments peut être réduite et
la toxicité d'autres augmentée. La zone d’absorption intestinale est diminuée,
ce qui peut avoir un impact sur l’absorption des médicaments
Pour ces raisons,
l'état nutritionnel au début du traitement antituberculeux est un facteur
prédictif important de la mortalité.
Comment
est-ce que le programme prend en charge les malades de tuberculose qui ont des
difficultés à se nourrir pendant leur traitement ?
Le
pays avec l’appui des partenaires Fonds Mondial, PAM organise toujours l’Appui
nutritionnel aux patients atteints de la forme grave de la TB communément
appelée patients grabataires mais aussi pour les patients TB résistante et
certains patients démunis. L’agence nationale de solidarité apporte également
un appui en quelques kits alimentaires mais les besoins sont énormes, plusieurs
patients nécessitant un appui nutritionnel ne sont pas couverts. Cette
situation augmente les échecs thérapeutiques et les décès au cours du
traitement.
Malheureusement, il n’y a
pas de données factuelles sur le poids de la dénutrition chez les patients
tuberculeux dans la sous-région.
C’est cela qui justifie l’élaboration d’une étude intitulé « Appui nutritionnel au patients tuberculeux : Impact sur l’état nutritionnel et les résultats de traitement antituberculeux. » Cette étude est conduite par 04 structures : le Programme National de Lutte contre la Tuberculose du Togo, le Programme national de Lutte contre la Tuberculose au Bénin ; l’Union Internationale contre la Tuberculose et les Maladies Respiratoires et la Communauté d'universités et établissements Sorbonne, le Centre médical de Boston et l’École de médecine de l'Université de Boston au Etats Unies.
L’étude
est financée par L’Agence Française de Développement (AFD). Cette étude évaluera
l'impact de l’appui nutritionnel sur les résultats du traitement de la
tuberculose et estimer l'impact de cet appui sur l'état nutritionnel des
patients tuberculeux à la fin du traitement sur 1 050 patients atteints de la
forme contagieuse de la tuberculose et qui recevront des soins dans les centres
de diagnostic et de traitement de la tuberculose des Programmes nationaux de
lutte contre la tuberculose du Togo et du au Bénin et au Togo, en Afrique de l’Ouest.
Quel
est la finalité de cette étude ?
Grâce
à cette étude nous avons l’occasion de démontrer l’impact du soutien
nutritionnel sur les résultats du traitement de la tuberculose en Afrique de
l’Ouest. Cela nous aidera à catalyser le changement et à présenter des
arguments solides en faveur d’un soutien nutritionnel solide pour toutes les
personnes atteintes de tuberculose au Togo, en Afrique et dans le monde.
Que peut-on attendre
concrètement de cette étude ?
D’abord pour les autorités
et la coordination du Programme, l’étude devra fournir des
éléments factuels qui seront utilisés pour : planifier l’appui nutritionnel aux
autres patients tuberculeux, et faire le plaidoyer afin de mobiliser le
financement additionnel pour assurer l’appui nutritionnel dans le pays Pour les acteurs qui offre les prestations
de services, elle permettra de mieux adresser les services en direction des
populations en termes d’accompagnement, appui et conseils. Pour la population, elle
permettra d’améliorer la prise en charge des patients atteints de tuberculose.
Une bonne alimentation
permet de préserver les personnes d’être contaminées de la tuberculose, si
elles étaient déjà contaminées de tomber malade et si elles sont malades de
guérir rapidement avec le traitement. C’est les parents des patients
tuberculeux doivent accompagner les malades en leur apportant le soutien
psychosocial et émotionnel mais aussi un soutien nutritionnel.
Source : PNLT