Légumes verts pour protéger les poumons
- Posted on 21/09/2023 16:42
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- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: D'après les résultats d'une étude, menée par des chercheurs de l'Institut Francis Crick (Royaume-Uni), certaines molécules contenues dans les légumes verts peuvent protéger les poumons contre certaines infections, telles que la grippe. Leurs conclusi
D'après les résultats d'une étude, menée par des chercheurs de l'Institut Francis Crick (Royaume-Uni), certaines molécules contenues dans les légumes verts peuvent protéger les poumons contre certaines infections, telles que la grippe. Leurs conclusions ont été publiées dans la revue « Nature ».
Ces travaux,
réalisés sur des souris, ont permis aux scientifiques d'identifier des protéines importantes,
telles que le récepteur d'aryl hydrocarbone (AHR).
Celui-ci se retrouve principalement au niveau de l'intestin ou des poumons. En
s'y intéressant de plus près, les chercheurs ont découvert qu'une consommation
de légumes crucifères, comme
le persil, la laitue, le chou, épinard, le navet, peuvent avoir un effet
bénéfique sur la santé pulmonaire.
Les chercheurs ont
identifié un axe intestin-poumon qui relie l'alimentation à la
protection contre les infections pulmonaires par l'intermédiaire des cellules
endothéliales. En effet, les molécules naturellement
présentes dans ces légumes jouent un rôle de ligands alimentaires, ce qui
signifie qu'elles sont capables de se lier à d'autres protéines, notamment
l'AHR. En faisant cela, elles le stimulent afin de « cibler » un
certain nombre de gènes. Résultat ? Les particules activent les voies de tolérance aux maladies dans
l'endothélium pulmonaire, ce qui prévient les lésions tissulaires.
Avoir
des poumons sains
Il est possible que
les gens soient moins enclins à maintenir un bon régime alimentaire lorsqu'ils
sont malades. Ils n'absorbent donc pas les molécules des légumes qui permettent
à ce système de fonctionner. Les scientifiques de l'Institut Francis Crick
concluent donc en insistant sur l'importance de
consommer des légumes, et plus particulièrement ceux dits crucifères, au
quotidien afin de préserver sa santé.
Par ailleurs, à l’Hôpital universitaire de Copenhague (Danemark), des chercheurs ont conduit une étude auprès de 4 000 personnes âgés de 24 à 77 ans. Tous ont été soumis à un bilan sanguin ainsi qu’à une exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) ou spirométrie, un examen permettant de mesurer les capacités pulmonaires. Chaque participant a également répondu à un questionnaire relatif à son état de santé et à ses habitudes de vie : alimentation, activité physique.

Il en ressort un constat principal : de faibles taux
de vitamine K dans le sang ont été plus volontiers constatés chez des patients
souffrant d’asthme ou de BPCO. Autrement dit, cette étude suggère que les
personnes ayant de bas niveaux sanguins en vitamine K sont susceptibles de
présenter une fonction pulmonaire plus dégradée que les autres. Présente dans
les légumes verts à feuilles, les huiles végétales et les céréales, cette
vitamine joue surtout un rôle dans la coagulation sanguine. En revanche, son lien
potentiel avec la fonction pulmonaire semble nouveau.
C’est que souligne également une étude publiée dans la
revue « ERJ Open
Research ». Elle a déjà suggéré que la vitamine K
retrouvée dans les épinards peut protéger les poumons contre certaines
affections respiratoires.
Des travaux complémentaires
sont d’ores et déjà annoncés pour confirmer ou infirmer ce lien et le cas
échéant, déterminer si l’augmentation du taux de vitamine K peut améliorer la
fonction pulmonaire ou non. En attendant, ces résultats ne modifient pas
les recommandations actuelles en matière d’apport en vitamine K.
William O.