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Alcool et fêtes : attention aux excès

Alcool et fêtes : attention aux excès
Extrait de l'article: Les fêtes de fin d’année sont particulièrement propices à la consommation d’alcool. Champagne, cocktails, vin, à cette période il y a toujours une bonne occasion de trinquer. Mais attention aux excès ! Si la consommation d’alcool est régulièrement as

Les fêtes de fin d’année sont particulièrement propices à la consommation d’alcool. Champagne, cocktails, vin, à cette période il y a toujours une bonne occasion de trinquer. Mais attention aux excès ! Si la consommation d’alcool est régulièrement associée à un moment de plaisir, de partage et de détente avec ses proches, absorbé en trop grande quantité cela peut avoir des conséquences fâcheuses.

Pour des milliers de personnes, la période de fin d’année, est le moment de l’année où on se retrouve en famille ou entre amis, une occasion de renforcer les liens d’affection. Beaucoup d’autres estiment que c’est le moment de faire le bilan de l’année, et d’élaborer les perspectives de la nouvelle année. Mais force est de constater que ces périodes sont souvent marquées par un comportement tout particulier et fréquent, la consommation excessive de boissons alcoolisées. Beaucoup de jeunes se donnent à la consommation d’alcool et la raison évoquée est pratiquement la même : finir l’année en beauté.

Selon Dr Bernard Johnson, médecin diététicien, nutritionniste, diabétologue, Directeur de la Clinique Saint Bernard à Lomé, les fêtes de fin d’année sont synonymes d’excès en termes d’alimentation et d’alcool. « Les jeunes ne savent pas manger, ils se remplissent le ventre et c’est très mauvais. Nous passons tout notre temps à prier pour la santé, la paix et la joie, pour le nouvel an. Mais le plus important c’est pouvoir accueillir l’année étant sobre. Beaucoup passent la toute première journée de la nouvelle année à vomir ! Seul conseil : éviter les excès, les mélanges de boissons et d’essayer de bouger après avoir mangé : danse, marche par exemple, afin de faciliter la digestion pour ne pas se sentir ballonné », a-t-il précisé.

Attention aux maladies

Cette période, avec les nombreux repas et boissons qui y sont associés, est un moment délicat à gérer. Entre les plats souvent peu diététiques et consommation d’alcool, la période favorise de nombreux problèmes digestifs. Pour Annie, revendeuse de boissons, il est important d’amorcer cette nouvelle année en gardant toute sa sobriété : « il ne s’agit pas de se priver de boire, mais de savoir quoi boire. On constate que les gens mélangent les boissons sans s’informer. Ce n’est pas tout qu’il faut mélanger. C’est la période des indigestions et diverses coliques et reflux gastro-œsophagien, diarrhée ».

Lorsqu’elle se fait ressentir, la crise de foie touche principalement l’estomac, les intestins et se matérialise par des nausées, des vomissements, des ballonnements ou des diarrhées. Ces douleurs, qui peuvent être particulièrement intenses correspondent à des réactions physiologiques de l’organisme aux excès alimentaires et d’alcool. Et c’est en réalité la vésicule biliaire qui en est à l’origine. 

La forte teneur en caféine de ces breu­vages en asso­cia­tion avec de l'alcool ou du sport pouvant « géné­rer des acci­dents cardiaques graves chez les consom­ma­teurs porteurs de prédis­po­si­tions géné­tiques fréquentes et géné­ra­le­ment non diagnos­tiquées. La consommation régulière d’alcool favorise la diminution du système immunitaire, augmente les risques de certains cancers et de cirrhose », souligne Dr Bernard Johnson médecin diététicien, nutritionniste, diabétologue.

Des chercheurs norvégiens de l’Institute of Public Health in Oslo montrent que « les gros consommateurs d’alcool, c’est-à-dire ceux dépassant les 4 à 7 verres sont davantage exposés au risque de maladies cardiovasculaires. Et cette élévation du risque est particulièrement importante chez les personnes ayant un faible niveau de vie. Les épisodes hebdomadaires de boissons exposent aussi à un sur-risque de décès par maladie cardiovasculaire, indépendamment du niveau de vie », soulignent les chercheurs.


Cela affecte également la santé mentale puisque l’alcool est souvent associé à des troubles de l’anxiété et à la dépression. Surtout, une consommation régulière d’alcool favorise l’addiction.

Réduire l’espérance de vie

Certains Togolais ont tendance à boire plus de dix verres lors des fêtes. Si c’est le cas, on met l’organisme à rude épreuve, et perd même 15 minutes d’espérance de vie à chaque verre supplémentaire consommé. C’est l’effrayant constat dressé par des chercheurs internationaux dans une étude publiée par la revue scientifique « The Lancet ».

Triple risque de démence

Dans les colonnes du « Lancet Public health », des chercheurs français montrent que l’alcoolisme multiplie par 3 le risque de démences en général et par 2 celui de développer la maladie d’Alzheimer.  Une consommation excessive d’alcool provoque de nombreux cas de démences précoces et celles qui peuvent survenir après 50 ans. « Nous pensons que l’alcool pourrait précipiter la survenue de ces maladies et accélérer leur progression en augmentant les dommages structurels et fonctionnels dans le cerveau.  Mais les mécanismes possibles sont nombreux et restent à clarifier. Cette étude interpelle donc une nouvelle fois sur les dangers de l’alcool, suggérant que des mesures préventives supplémentaires pourraient contribuer à réduire le risque de démences et leur coût financier et sociétal », expliquent les auteurs.

Alcool et boissons énergisantes : cocktail très nocif

Le mélange d’alcool et de boissons énergétiques semble aussi dangereux pour le cerveau que la cocaïne. L’impact est tel que des séquelles cérébrales sont repérées à l’âge adulte chez les adeptes de cette consommation à risque pendant leur jeunesse. En mélangeant ces deux produits, des chercheurs de la Purdue University (Etats-Unis) ont donc observé, d’éventuels effets neurochimiques de ce cocktail sur le cerveau.  La revue scien­ti­fique « Plos One » précise que lorsque le mélange alcool-boisson énergisante est consommé régulièrement, les consommateurs atteignent des niveaux d’excitation très élevés. Cette combinaison présente le même effet sur le cerveau que la cocaïne. Les chercheurs ont noté la présence d’une protéine particulière (AlphaFosB) dans le cerveau. Il s’agit en fait d’un biomarqueur des dégâts cérébraux liés à la consommation de drogues dures. 

Selon Dr Bernard Johnson, médecin diététicien, nutritionniste, la consommation de ce liquide doit être modérée car excessivement consommé, l’alcool altère la plupart des fonctions cérébrales, ce qui réduit temporairement l’aptitude à réfléchir, voir, agir. « Nous savons tous que l’abus d’alcool donne des maux de tête et provoque des vomissements. Mais, l’alcool peut aussi endommager le cœur, le foie, les reins, le cerveau et l’estomac. Il peut également provoquer des pertes de mémoire et même certains types de cancers. Boire, oui mais tout en restant lucide. Rappelez-vous : la modération a bien meilleur goût, et elle donne beaucoup moins mal à la tête le lendemain matins ». Il faut revenir à une alimentation variée, faible en graisses et accompagnée d’une bonne hydratation. 

William O.

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Abel OZIH

Les fêtes de fin d’année sont particulièrement propices à la consommation d’alcool. Champagne, cocktails, vin, à cette période il y a toujours une bonne occasion de trinquer. Mais attention aux excès ! Si la consommation d’alcool est régulièrement as

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