Faut-il faire confiance à l’échographie pour connaître le sexe d’un fœtus ?
- Posted on 10/02/2025 17:34
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Connaître le sexe de l’enfant avant qu’il ne soit né est une préoccupation pour des parents qui s’apprêtent à accueillir un nouveau-né. Mais le sujet créé souvent la confusion et des problèmes aux parents et au personnel de santé pour une échographie
Connaître
le sexe de l’enfant avant qu’il ne soit né est une préoccupation pour des
parents qui s’apprêtent à accueillir un nouveau-né. Mais le sujet créé souvent la
confusion et des problèmes aux parents et au personnel de santé pour une
échographie mal réalisée ou mal interprétée. Le gynécologue obstétricien Dr Etiam
Koffi Sowu, Directeur de
l’hôpital Bethesda d’Agou Nyogbo (Kpalimé) explique
d’une manière générale dans quelles conditions, l’échographie peut donner de
bons résultats.
Beaucoup de papas se sont retrouvés stupéfaits à
l’accouchement de leurs nouveau-nés. Certains interrogés sur la question disent
qu’après avoir fait l’échographie, les médecins ou les gynécologues les ont informés
que l’enfant est de sexe masculin/féminin. Mais à la naissance, c’est le
contraire qui se produit.
Papa Godwin à la retraite, témoigne qu’en 2022, à
la fin du mois de septembre, sa femme a fait l’échographie au 7ème
mois de la grossesse pour savoir le sexe de l’enfant. Le médecin a indiqué que
l’enfant est probablement de « sexe féminin ». « Nous avons acheté des habits pour une fille. A la naissance, nous
sommes surpris de voir un garçon », relate-t-il. Souvent la
question crée des problèmes aux sages-femmes. « Les
parents viennent directement pour nous accuser que nous avons changé l’enfant
mais pourtant c’est faux. C’est l’échographe qui les avait trompés. Nous n’y
sommes pour rien », se défend une sage-femme. Certaines femmes
accouchées pensent que X personne ou Y personne est venu changer l’enfant.
Selon le gynécologue obstétricien, Dr Etiam Koffi
Sowu, Directeur de l’hôpital Bethesda d’Agou Nyogbo (Kpalimé), d’abord l’échographie
est un examen de radiologie qui a un important capital surtout dans le suivi de
la grossesse. « Au cours de la grossesse, il y a un minimum de
trois échographies à faire : une au premier trimestre entre la 11ème et
la 13ème semaines d’aménorrhée, une deuxième à partir de la 20ème à
la 22ème semaines et une troisième entre 30ème et
32ème semaine », explique-t-il.
D’après Dr Etiam Koffi Sowu, à partir de la 20ème à la 22ème semaines d’aménorrhée,
on parle d’une échographie morphologique. « Cette échographie a pour
objectif de chercher la malformation chez le fœtus entre le 4è et le
5è mois. C’est à cette période normalement qu’on doit annoncer aux
parents le sexe de l’enfant s’ils veulent le connaitre bien sûr »,
précise-t-il.
Maintenant à la question : Doit-on faire
confiance à l’échographie pour déterminer le sexe de l’enfant ? Dr Etiam
Koffi Sowu évoque plusieurs éléments. « D’abord,
la qualité de l’appareil. Est-ce que
l’appareil que le médecin gynécologue utilise est performant ou bien lui-même
est expérimenté dans le domaine ? Car, il y a de nos jours différents appareils.
Il y a la première génération, 2ème G, 3ème G, la dernière génération (3D, 4D). Le
3D ou 4D, lorsque vous voyez l’image de l’écho, c’est comme l’image d’un enfant
que vous voyez en face de vous. Ensuite, l’obstétricien met l’accent sur
la position du fœtus. Lorsque vous faites
une échographie et que l’enfant se trouve sur le dos, ou bien ses mains ou
son cordon sont entre les jambes, il vous sera difficile d’identifier le sexe »,
détaille Dr Etiam Sowu.
Le gynécologue obstétricien précise que toutes ces
conditions, des fois, font qu’on peut se tromper de diagnostic du sexe de
l’enfant. « Il faut que les conditions soient réunies, la
personne qui fait l’écho soit expérimentée pour savoir comment bouger l’enfant
afin de bien regarder le sexe. Même l’appareil doit être performant et la
quantité de liquide amniotique aussi », explique le
spécialiste.
Enfin, selon Dr Sowu, si
l’échographie est faite tardivement par exemple au 9è mois de la
grossesse, il est difficile de déterminer le sexe parce que le liquide
amniotique est minime.
William O.