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Burkina Faso/Université Joseph Ki-Zerbo : un étudiant en médecine sur cinq présente un burn-out

Burkina Faso/Université Joseph Ki-Zerbo : un étudiant en médecine sur cinq présente un burn-out
Extrait de l'article: Une étude transversale intitulée « Évaluation du burn-out chez les étudiants de médecine au Burkina Faso », menée en 2025 par le psychiatre Dr Boubacar Bagué, enseignant chercheur à l'universite Joseph Ki-Zerbo (Burkina Faso) montre qu’un étudiant su

Une étude transversale intitulée « Évaluation du burn-out chez les étudiants de médecine au Burkina Faso », menée en 2025 par le psychiatre Dr Boubacar Bagué, enseignant chercheur à l'universite Joseph Ki-Zerbo (Burkina Faso) montre qu’un étudiant sur cinq présente un burn-out. Dans un contexte de pression académique, de manque de soutien et de conditions de vie fragiles, la santé mentale des futurs médecins devient un enjeu pour le système de formation.

        Un étudiant sur cinq souffre de burn-out, avec une fatigue qui touche le moral et la concentration, un sentiment de détachement et l’impression de ne plus avancer. Ce constat provient d’une étude conduite par le Dr Boubacar Bagué et ses collaborateurs auprès de quatre cent soixante-deux étudiants en médecine à l’Université Joseph Ki-Zerbo, afin de mieux comprendre ce qu’ils vivent au quotidien.

Le rêve de devenir médecin s’accompagne d’un rythme exigeant, fait de longues journées, de pression constante et de moyens limités. Selon l’étude, 26 % des étudiants présentent une fatigue qui touche le moral et 50,2 % reconnaissent une assiduité irrégulière aux cours. La motivation intrinsèque est présente chez une majorité, mais seulement 21,4 % se disent satisfaits du programme de formation. Entre une charge de travail élevée, des attentes importantes et des difficultés matérielles, l’équilibre personnel devient difficile à préserver.

L’épuisement se manifeste par une fatigue émotionnelle intense, un recul face aux études et l’impression de ne pas progresser malgré l’investissement. Le travail prolongé au-delà de huit heures par jour augmente le risque de burn-out, tandis que le travail en groupe semble réduire ce risque. Un soutien insuffisant, l’absence d’activité physique régulière ou un rythme de garde jugé difficile contribuent également à aggraver la situation. Certains étudiants parviennent à tenir grâce à l’entraide, au soutien familial ou à des habitudes de vie plus stables, mais ces ressources restent inégales et fragiles.

Ce phénomène ne relève pas d’un manque de volonté mais d’un cadre de formation exigeant qui laisse peu de marge de récupération. Il affecte l’apprentissage, perturbe l’engagement et fragilise la préparation à un métier où l’équilibre émotionnel compte autant que les compétences cliniques. Plus largement, il interroge la manière dont la formation médicale accompagne celles et ceux qui y consacrent plusieurs années de leur vie.

Pour permettre aux étudiants de traverser leur parcours sans y laisser leur santé, il devient essentiel de renforcer l’écoute, d’adapter certaines exigences et de favoriser des espaces où l’on peut demander de l’aide sans crainte de jugement. Il ne s’agit pas de réduire l’ambition de la formation médicale mais de la rendre compatible avec un cadre de vie plus supportable. Soutenir ces futurs médecins aujourd’hui, c’est préparer des professionnels capables d’exercer demain avec lucidité, empathie et stabilité.

Elom AKAKPO (Source : bulletin santé) 

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Abel OZIH

Une étude transversale intitulée « Évaluation du burn-out chez les étudiants de médecine au Burkina Faso », menée en 2025 par le psychiatre Dr Boubacar Bagué, enseignant chercheur à l'universite Joseph Ki-Zerbo (Burkina Faso) montre qu’un étudiant su

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