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Education thérapeutique : mieux gérer le stress pour mieux vivre avec le diabète

Education thérapeutique : mieux gérer le stress pour mieux vivre avec le diabète
Extrait de l'article: Vivre avec le diabète ne se limite pas seulement à contrôler le taux de sucre dans le sang. Cette maladie chronique impose également des défis psychologiques, émotionnels et sociaux qui peuvent influencer la qualité de vie des patients et leur capaci

Vivre avec le diabète ne se limite pas seulement à contrôler le taux de sucre dans le sang. Cette maladie chronique impose également des défis psychologiques, émotionnels et sociaux qui peuvent influencer la qualité de vie des patients et leur capacité à suivre correctement leur traitement. C’est dans cette perspective que Dr Sedo Yaovi, psychologue clinicien et de la santé, a animé une communication sur le thème : « Vivre avec le diabète : gérer le stress, les émotions et les ressources pour mieux adhérer au traitement ». C’était à l’occasion de l’ouverture de la troisième édition du Mois de l’enseignement sur le diabète et ses complications, organisée le 29 juillet par l’Association Jeunes Intellect pour la Sécurité Alimentaire au Togo (JISA-Togo) avec l’appui de ses partenaires.

Au cours de son intervention, Dr Sedo Yaovi a expliqué que le diabète est une affection qui touche plusieurs dimensions de la vie du patient. Au-delà des manifestations physiques liées à l’augmentation de la glycémie, cette maladie peut avoir des répercussions sur le bien-être psychologique, les relations familiales, la vie sociale et les conditions économiques. Il a fait savoir que l’annonce du diagnostic, les restrictions alimentaires, la prise régulière des médicaments, l’autosurveillance glycémique, la crainte des complications ou encore les difficultés financières liées aux soins peuvent générer différentes réactions émotionnelles, notamment le stress, l’anxiété, le découragement ou une détresse particulière appelée « détresse liée au diabète ».

Le psychologue a souligné que le stress constitue une réaction naturelle de l’organisme face à une situation perçue comme difficile ou menaçante. Toutefois, lorsqu’il devient permanent et difficile à contrôler, il peut affecter le sommeil, l’humeur, les relations avec l’entourage et surtout la capacité du patient à prendre soin de sa santé.

Stress et équilibre glycémique : un lien à surveiller

Le Dr Sedo Yaovi a également mis en lumière le lien entre le stress et l’équilibre du diabète. Sur le plan biologique, les situations stressantes entraînent la libération d’hormones telles que le cortisol et l’adrénaline. Ces substances favorisent la disponibilité du glucose dans le sang, ce qui peut provoquer une augmentation ou une instabilité de la glycémie.

Cette situation peut conduire à un cercle difficile pour le patient : le stress perturbe l’équilibre glycémique, l’élévation du taux de sucre augmente l’inquiétude, et cette inquiétude renforce davantage le stress. Pour sortir de ce mécanisme, le spécialiste recommande une meilleure compréhension de la maladie et un accompagnement adapté.

Abordant la question de l’adhésion au traitement, Dr Sedo a indiqué que les difficultés rencontrées par certains patients ne doivent pas être considérées comme un simple manque de volonté. Elles peuvent être liées à plusieurs facteurs comme les oublis, les effets secondaires des médicaments, le coût des soins, une mauvaise compréhension des recommandations médicales, le manque de soutien ou encore la peur face à l’évolution de la maladie.

Mobiliser ses ressources pour mieux contrôler la maladie

Pour favoriser une meilleure adhésion thérapeutique, le psychologue a recommandé plusieurs stratégies. Il s’agit notamment d’une information claire et accessible sur la maladie, d’une organisation efficace de la prise des médicaments, de l’utilisation de rappels, du soutien familial, de l’accompagnement par des personnes partageant la même expérience ainsi que d’une relation de confiance entre le patient et les professionnels de santé. Il a également encouragé la pratique d’une activité physique adaptée, les exercices de respiration, les techniques de relaxation et une résolution progressive des difficultés quotidiennes.

Le Dr Sedo a insisté sur l’importance d’une prise en charge globale du patient, intégrant aussi bien les aspects physiques que psychologiques et sociaux. « Le patient doit être considéré dans son ensemble, avec son histoire, son environnement, ses ressources et les réalités auxquelles il fait face », a-t-il fait comprendre.

Il a enfin rappelé que certains signes comme une tristesse persistante, une anxiété importante, des troubles du sommeil, un sentiment d’impuissance ou un découragement durable nécessitent l’intervention d’un professionnel de santé mentale.

La communication a livré un message essentiel : le diabète peut être mieux contrôlé lorsque le patient est informé, accompagné et impliqué dans ses propres soins. Vivre avec cette maladie ne signifie pas renoncer à une vie normale, mais apprendre progressivement à prendre soin de son corps, de ses émotions et de son avenir.

William O.

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Abel OZIH

Vivre avec le diabète ne se limite pas seulement à contrôler le taux de sucre dans le sang. Cette maladie chronique impose également des défis psychologiques, émotionnels et sociaux qui peuvent influencer la qualité de vie des patients et leur capaci

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