Rhume : attention aux personnes fragiles
- Posted on 29/07/2021 00:00
- Film
- By stephaneogou@gmail.com
Extract from the article: Le rhume, généralement bénin, peut se compliquer et devenir dangereux chez certaines personnes. Quand doit-on consulter en cas de rhume ? Quels sont les signes à surveiller ?
Le rhume, généralement bénin, peut se compliquer et devenir dangereux chez certaines personnes. Quand doit-on consulter en cas de rhume ? Quels sont les signes à surveiller ? Y a-t-il des personnes plus à risque que d’autres ?
D’origine
virale, le rhume peut être causé par plus de 200 virus différents. Également
connu sous le terme médical de rhinopharyngite, il correspond à une
inflammation du pharynx et de la muqueuse des fosses nasales. « Contrairement
aux idées reçues, cette infection n’est pas la conséquence des températures
froides : le rhume ne s’attrape pas seulement parce qu’il fait froid. Au
contraire, le froid intense tue les virus. C’est plutôt au moment des
changements de saisons et de températures que cela fragilise les muqueuses et
entraîne une plus grande circulation des virus »,
souligne Dr Jean-Claude Bakpatina,
Médecin Généraliste.
Comment
se transmet le rhume ?
La contagiosité du rhume est importante, c’est pourquoi l’on peut parler de périodes d’épidémie. Selon Dr Jean-Claude Bakpatina, « il peut se transmettre par contact direct, par voie manuportée : en serrant la main à une personne infectée, en touchant les poignées de porte, ou par contact indirect, par voie aérienne, c’est-à-dire par des gouttelettes projetées quand on tousse ou quand on éternue ».
Comment
se manifeste le rhume ?
Le
rhume se manifeste par « un mal de gorge, une toux, un nez qui coule ou
un nez bouché, un mal de tête, des douleurs musculaires, une fièvre modérée,
environ 38°C, des yeux larmoyants, une fatigue générale. Autant de symptômes
qui ne sont pas graves en soi mais qui sont particulièrement gênants au
quotidien », énumère Dr Bakpatina. Et contre cette infection, il n’y a
pas grand-chose à faire : il n’y a pas de traitement de la cause, il n’y a que
des traitements symptomatiques entre autres la prise de paracétamol et lavages
de nez. Ce sont les défenses et l’organisme qui vont faire leur travail tout
seuls pour favoriser la guérison.
D’après le médecin Généraliste, « le rhume dure environ cinq jours mais parfois l’évolution peut être plus lente et on peut être encore gêné par ses symptômes pendant dix à quinze jours. Mais cela reste normal. Parce qu’il est viral et que son traitement ne nécessite pas de prescription médicale, le rhume est banalisé. Pourtant, dans certains cas, il ne doit absolument pas être négligé ».

Fièvre
persistante, écoulement purulent : consulter un médecin
Les professionnels de santé sont clairs à ce sujet : « si une personne souffre des symptômes classiques du rhume qui ne font pas penser à une complication ou à un autre diagnostic, alors non, il n’y a pas besoin de consulter. En revanche, ce qui doit motiver une consultation, c’est l’apparition de signes d’une complication bactérienne », recommande Dr Jean-Claude Bakpatina. Il y aura, dans ce cas, besoin d’un diagnostic médical car le médecin prescrira des médicaments pour traiter cette complication, contrairement à une infection virale qui n’en nécessite pas.
Quels
sont alors les signes à surveiller ?
A en croire le spécialiste, une fièvre persistante, au-delà de trois jours, des douleurs aux oreilles, des douleurs faciales, un écoulement purulent, qui contient du pus, une toux grasse, une respiration sifflante, bref, des symptômes beaucoup plus intenses que ceux énumérés plus haut, peuvent en effet être annonciateurs d’une surinfection bactérienne pouvant elle-même entraîner une sinusite, une otite, une méningite, une trachéite, une bronchite, une laryngite ou encore une pneumonie.
Les
personnes à risque
Les complications ne doivent surtout pas être négligées puisqu’elles surviennent la plupart du temps chez des personnes déjà fragiles et peuvent alors s’avérer particulièrement dangereuses.
Les
populations les plus à risque
Pour Dr Jean-Claude Bakpatina, les personnes les plus à risque sont : « les
personnes immunodéprimées (diabète, VIH…), qui ont un système immunitaire
affaibli et qui vont donc être plus vulnérables et exposées aux complications ;
les fumeurs, car le tabac enflamme déjà les voies respiratoires et fragilise
grandement les muqueuses, ce qui les rend vulnérables au premier virus qui va
passer dans l’air ». On a aussi
« les personnes souffrant d’une maladie chronique des voies respiratoires,
beaucoup plus sujettes aux surinfections qui vont aggraver leur condition. Les
enfants et les personnes âgées sont notamment exposés à des risques de
complications respiratoires plus graves que chez les adultes. Ils ont un
système immunitaire plus fragile », ajoute-t-il.
En cas de rhume, ces populations à risque mais également les autres sont donc invitées à surveiller les symptômes et à consulter chez le médecin à la moindre alerte.
Gamé KOKO