Complexe d'infériorité : une vraie souffrance
- Posted on 12/02/2024 13:15
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Moins belles, moins intelligentes, plus lâches, certaines personnes se sentent toujours inférieures aux autres et elles en souffrent. Qu’il soit basé sur un véritable défaut ou sur un défaut supposé, le complexe d’infériorité est une source de grande
Moins belles, moins intelligentes,
plus lâches, certaines personnes se sentent toujours inférieures aux autres et elles
en souffrent. Qu’il soit basé sur un véritable défaut ou sur un défaut supposé,
le complexe d’infériorité est une source de grande souffrance. D’où provient ce
sentiment d’infériorité ? Comment le surmonter ?
Le complexe est défini comme un ensemble de préoccupations
centrées sur un défaut (physique ou d’ordre intellectuel ou psychologique) réel
ou supposé. Ce complexe peut nous faire sentir inférieur. On peut ainsi
souffrir d’un complexe d’infériorité si l’on est plus petit que la plupart des
gens, si on est chauve ou si on a les oreilles décollées (la personne
souffrant d’un tel complexe essaie de cacher la partie de son corps qu’il n’aime
pas, en portant par exemple des talonnettes ou une perruque voire des chapeaux),
mais on peut aussi se sentir inférieur sur le plan intellectuel. C’est le cas
de la personne qui ne veut pas prendre la parole en réunion, car elle se sent
bête par rapport aux autres et a peur que ces dernières la trouvent idiote, ou
à cause d’un défaut physique supposé, mais inexistant. On parle alors de
dysmorphophobie.
Derrière le complexe d’infériorité d’origine
psychologique « Je suis nul » se cachent des problèmes d’estime de soi, avec surestimation des autres (vus comme plus
beaux, plus intelligents, plus courageux...).
Ce sont des sentiments d’autodépréciation enfouis dans
l’inconscient. Les conséquences de ce complexe d’infériorité sont
nombreuses : un repli sur soi, la peur (phobie) sociale, des angoisses, un
ralentissement psychomoteur, voire une dépression. La souffrance liée aux complexes est énorme. En
plus, elle est souvent sous-estimée par l’entourage.
Causes
Le manque de confiance en soi, source de du complexe d’infériorité,
peut avoir plusieurs origines. L’enfance peut jouer un rôle. Avoir eu un père
ou une mère intimidée peut par exemple avoir une influence, tout comme avoir
grandi dans une famille dite « toxique » qui vous a rabaissé(e), a mis l’accent
sur un de vos défauts physiques… Il faut ajouter à cela l’influence des cours d’école :
on peut y développer un complexe, surtout si on est un enfant qui n’a pas
confiance en soi.
Enfin, la société sans défauts renforce les complexes.
Le complexe d’infériorité se développe souvent chez des personnes perfectionnistes.
Comment s’en
débarrasser ?
La meilleure façon de vaincre un complexe d’infériorité
est de travailler sur son estime de soi, pour apprendre à répondre à contrario
rassurante votre petite voix intérieure qui vous dit que vous êtes moche ou
nul. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont
les plus adaptées pour reprendre confiance en soi.
Quelques conseils issus des TCC si l’on souffre d’un
complexe d’infériorité : Il faut tout d’abord comprendre les causes de
son complexe. Accepter ses points faibles et remettre le défaut dans un
contexte (par exemple : je déteste mon nez, mais qu’est-ce j’aime
dans mon physique ?) Défocaliser : l’être humain est un ensemble de choses (un
physique, un intellect, mais aussi des relations humaines...). Réduire le
perfectionnisme : si on est perfectionniste, on a souvent des complexes. Accepter
son schéma corporel : S’habiller, ne pas chercher à cacher son complexe,
en parler d’emblée aux autres. S’affirmer avec les autres : dire ce que l’on
a à dire, même si on le trouve bête. Demander à ceux qui nous entourent quels
sont nos qualités et nos défauts afin travailler sur ce qui peut être
travailler et de mettre en valeur nos atouts, nos capacités.
William O.
Article validé par Dr Zinsou Selom
Degboe, Psychologue clinicien/Psychothérapeute au Service de Psychiatrie et de
Psychologie Médicale (SPPM), Spécialiste des addictions au CHU Campus (Lomé)