Réseaux sociaux et risques de dépression
- Posted on 17/03/2025 08:15
- Film
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Extrait de l'article: Une étude publiée dans le « Journal of Social and Clinical Psychology » aux USA peut bien faire débrancher quelque temps les accros des réseaux sociaux. Selon les résultats, plus on utilise les réseaux sociaux, plus on a de risques d'être atteint de
Une étude publiée dans le « Journal of Social
and Clinical Psychology » aux USA peut bien faire débrancher quelque
temps les accros des réseaux sociaux. Selon les résultats, plus on utilise les
réseaux sociaux, plus on a de risques d'être atteint de dépression.
En effet, des chercheurs de l’Université de Houston,
dirigés par Mai-Ly Steers, ont étudié les habitudes de navigation sur les
réseaux sociaux des milliers d’étudiants. Constat : plus on y passe de
temps, plus on a de chances de développer des symptômes dépressifs. Un
phénomène qui est lié au mécanisme de comparaison sociale.
Sur les réseaux sociaux entre autres Facebook, WhatsApp,
Instagram, Tik Tok, tout le monde cherche tous plus ou moins à se mettre en
valeur, en publiant les détails les plus intéressants de la vie, les photos les
plus funs, et en faisant l’impasse sur les galères du quotidien. Sur le fil
d’actualité, ce genre d’infos édulcorées sur la vie des amis ne cesse de
défiler. Et, inévitablement, on ne peut s’empêcher de s’y comparer. Ce qui laisse
parfois le sentiment d’avoir une vie moins palpitante.
En 2014, une étude a lié l’utilisation intensive de réseaux sociaux en particulier
WhatsApp et le sentiment de solitude. Une autre étude de
l'université de Queensland a établi un lien entre le fait d'être ignoré sur réseaux sociaux et le
sentiment d'avoir une existence qui a moins de sens. En 2013, des chercheurs de
l'université du Michigan ont trouvé que plus les gens passent de temps sur les réseaux sociaux, plus ils deviennent
malheureux. Cela ne
signifie pas que les réseaux sociaux causent la dépression, mais plutôt que les
sentiments dépressifs sont étroitement associés au temps passé sur ce réseau
social, et au fait de se comparer avec ses amis. Utiliser les réseaux sociaux
dans la journée et trop s’investir perturbe la qualité du sommeil. Un
investissement excessif est aussi associé à une baisse de l’estime de soi, une
hausse de l’anxiété et de la dépression.
Tout
dépend de la façon dont on l’utilise. Si on se sert par exemple de Facebook ou
de WhatsApp comme d’un simple moyen de rester en contact avec les autres, ce
qui est son but initial, on ne risque rien. Il est important de réfléchir aussi
sur
la façon dont les enfants utilisent les réseaux sociaux, et sur le moment où il
faut s’arrêter.
William O.