Nous acceptons les paiements via santé éducation

Bonnes pratiques pour accompagner le jeûne

Bonnes pratiques pour accompagner le jeûne
Extrait de l'article: Le jeûne, qu’il soit pratiqué pour des raisons spirituelles, culturelles ou de santé, peut être bénéfique s’il est bien accompagné. Sinon, il peut entraîner fatigue, déséquilibres ou complications. Mais pour qu’il soit bénéfique, il doit être cond...

Le jeûne, qu’il soit pratiqué pour des raisons spirituelles, culturelles ou de santé, peut être bénéfique s’il est bien accompagné. Sinon, il peut entraîner fatigue, déséquilibres ou complications. Mais pour qu’il soit bénéfique, il doit être conduit avec précaution et accompagné de bonnes pratiques nutritionnelles, hydriques et comportementales.

Jeûner ne consiste pas seulement à s’abstenir de manger. C’est un exercice de discipline et d’écoute du corps, où chaque détail, de l’hydratation à la rupture du jeûne, joue un rôle déterminant dans la réussite et les bienfaits de cette pratique.

Choisir une méthode adaptée et progressive

Commencer un jeûne par un format extrême peut engendrer des effets secondaires (déshydratation, hypo-glycémie, irritabilité). Il est recommandé de débuter par des durées modérées (ex. 12-16 h de jeûne par jour) avant d’augmenter, et de choisir un rythme compatible avec son corps et son mode de vie.

Ainsi, il est recommandé de commencer par un jeûne de 12 h (ex : du dîner au petit-déjeuner suivant) puis, si tout va bien, passez à 14–16 h.

Bien s’hydrater

Une hydratation correcte est un pilier du jeûne. Même si l’on ne consomme pas d’aliments, on doit continuer à boire de l’eau ou des boissons sans calories. Boire régulièrement pendant les heures autorisées, plutôt que beaucoup d’un seul coup. Il faut intégrer des aliments ou boissons riches en électrolytes (potassium, sodium, magnésium) si le jeûne est long ou en climat chaud. Surveiller la couleur de l’urine : un jaune très foncé peut signaler une déshydratation.

Bien rompre le jeûne et planifier les repas

Le moment de la rupture du jeûne est aussi important que la période de jeûne elle-même. Une rupture trop brutale ou mal choisie peut engendrer inconfort digestif ou flambée glycémique.
Il est conseillé de rompre avec une boisson ou un fruit facilement assimilable, suivi d’une soupe ou bouillie légère. Ensuite, prendre un repas équilibré composé de protéines, fibres, glucides complexes, graisses saines. Éviter les grandes quantités de fritures, d’aliments très sucrés ou ultra-transformés immédiatement après la période de jeûne.

Prioriser une alimentation de qualité pendant les périodes d’alimentation

Pendant la fenêtre où l’on mange, le jeûne ne donne pas licence à manger n’importe quoi. Il faut privilégier des aliments nutritifs. Privilégier les protéines de qualité pour maintenir la masse musculaire et la satiété. Consommer les fibres alimentaires, légumes, fruits frais pour la digestion et la stabilité glycémique, et les lucides complexes (ex. grains entiers) et graisses de bonne qualité. À limiter : sucreries, sodas, aliments hautement transformés. Grands écarts caloriques, qui contredisent le bénéfice métabolique du jeûne.

Adapter l’activité physique et le repos

Faire de l’exercice pendant le jeûne est possible, mais il faut adapter l’intensité et le moment. Le corps étant en « économie énergétique », les efforts intenses pendant le jeûne peuvent être mal tolérés.

Il est recommandé de faire des exercices légers/modérés tels que la marche, les étirements pendant le jeûne. Réserver les efforts intenses à des moments où l’alimentation complète est déjà prise. Il faut veiller à un bon repos et sommeil. Le jeûne impose un stress physiologique, le repos est essentiel pour la récupération.

Consulter et évaluer son état de santé

Le jeûne ne convient pas à tout le monde et peut être contre-indiqué en cas de certaines pathologies ou traitements.
Quand consulter : Avant de commencer, si on est enceinte, allaitante, adolescent, personne âgée, ou souffre de diabète, d’hypertension artérielle, de maladie cardiaque, ou prend des médicaments réguliers.

Si on ressent des symptômes comme vertiges, palpitations, malaise, fatigue extrême, il faut interrompre le jeûne et consulter un professionnel de santé.

Être flexible et à l’écoute de son corps

Le jeûne doit rester compatible avec le mode de vie, les habitudes, le rythme biologique. La rigidité extrême peut créer un stress inutile. Il est conseillé de choisir une fenêtre de jeûne qui correspond à ses repères (travail, sommeil, famille). Ajuster la durée ou la fréquence selon son ressenti. Ne pas culpabiliser si on adapte ou interrompt le jeûne. La continuité est plus importante que la perfection. Il faut noter des indicateurs tels que l’énergie, le sommeil, la faim, l’humeur pour ajuster.

Raymond DZAKPATA (Source : Harvard Health Publishing )

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Esther KOLANI

Le jeûne, qu’il soit pratiqué pour des raisons spirituelles, culturelles ou de santé, peut être bénéfique s’il est bien accompagné. Sinon, il peut entraîner fatigue, déséquilibres ou complications. Mais pour qu’il soit bénéfique, il doit être cond...

VOUS POURRIEZ AUSSI AIMER