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Anxiété et insomnie : Un cycle vicieux

Anxiété et insomnie : Un cycle vicieux
Extrait de l'article: L’anxiété et le sommeil sont étroitement liés, dans un dialogue silencieux mais intense, souvent marqué par des nuits blanches et des journées épuisantes. Et pour les personnes anxieuses, il y a plus...

L’anxiété et le sommeil sont étroitement liés, dans un dialogue silencieux mais intense, souvent marqué par des nuits blanches et des journées épuisantes. Et pour les personnes anxieuses, il y a plus de risque de développer une insomnie chronique.

L’anxiété peut compliquer l’endormissement, mais aussi provoquer des réveils nocturnes. Plusieurs mécanismes sont en cause. Le cerveau déclenche une réponse de type "combat ou fuite", avec une hausse du cortisol et de l’adrénaline – hormones incompatibles avec le calme nécessaire à l’endormissement. Les personnes anxieuses sont plus sensibles aux stimuli, bruits, lumières, sensations physiques. Le corps reste « en alerte », incapable de se relâcher.

Le silence de la nuit est propice à l’introspection. Les pensées tournent en boucle, amplifiant les inquiétudes et freinant le sommeil. Les tensions physiques telles que les mâchoires serrées, le dos noué, les jambes agitées. Le corps traduit l’anxiété en crispations qui gênent l’endormissement.

Plus on craint de mal dormir, plus l’endormissement devient difficile. C’est le piège classique de l’insomnie d’anticipation.

Conséquences sur la santé

Le manque de sommeil chronique n’est pas anodin. Il a des répercussions physiques et mentales telles que la fatigue persistante et somnolence diurne, la chute de la concentration et instabilité émotionnelle, les troubles de la mémoire, du jugement et de l’apprentissage. On peut aussi citer la perturbation du rythme circadien et du sommeil profond, les cauchemars et éveils nocturnes répétés. L’insomnie accroît le risque de maladies chroniques dont le diabète, hypertension, troubles cardiovasculaires, affaiblissement du système immunitaire.

Certaines personnes anxieuses ont recours à l’alcool ou aux stupéfiants pour s’endormir. Attention, ces substances altèrent le sommeil et aggravent l’hypervigilance.

Signes d’alerte

Les symptômes sont multiples. Être épuisé(e) mais ne pas parvenir pas à s’endormir, se réveiller vers 3 ou 4 heures du matin, avec une sensation d’oppression, ressentir des tensions musculaires au coucher, faire des cauchemars stressants, avoir l’esprit envahi de pensées avant de dormir, avoir des antécédents de troubles anxieux.

Si ces symptômes durent depuis plusieurs semaines et perturbent le quotidien, consulter un professionnel de santé pour une meilleure prise en charge.

Retrouver le sommeil malgré l’anxiété

Il faut créer un environnement propice au sommeil en éteignant les lumières et bannir les écrans 1 h avant le coucher.

Adopter une routine apaisante, par exemple faire la lecture, prendre un bain chaud. Il est recommandé d’adopter une bonne hygiène de vie, en évitant la caféine, la nicotine et des repas lourds en soirée. Respecter des horaires réguliers de sommeil. Se lever après 20 minutes d’insomnie, il est préférable de lire calmement que ruminer dans le noir.

L’activité physique régulière améliore nettement la qualité du sommeil, mais pas trop tard le soir. Il est conseillé de faire des tisanes telles que le thé à la citronnelle à boire au moins 1h avant le coucher.

Raymond DZAKPATA

Source : « Insomnie : un trouble neurobiologique et psychologique », Inserm.

Auteur
santé éducation
Rédacteur
Esther KOLANI

L’anxiété et le sommeil sont étroitement liés, dans un dialogue silencieux mais intense, souvent marqué par des nuits blanches et des journées épuisantes. Et pour les personnes anxieuses, il y a plus...

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