L’OMS s’alarme de la quantité de déchets médicaux liés au Covid-19
- Posted on 01/02/2022 00:00
- Film
- By stephaneogou@gmail.com
Extrait de l'article: Les dizaines de milliers de tonnes de déchets médicaux supplémentaires liés à la riposte à la pandémie de Covid-19 ont mis à rude épreuve les systèmes de gestion des déchets des activités de soins...
Les dizaines
de milliers de tonnes de déchets médicaux supplémentaires liés à la riposte à
la pandémie de Covid-19 ont mis à rude épreuve les systèmes de gestion des
déchets des activités de soins partout dans le monde, a indiqué mardi 1er
février l'OMS. Ces déchets menacent la santé humaine et environnementale et
montrent qu’il est urgent d’améliorer les pratiques de gestion des
déchets.
Les
estimations qui figurent dans ce rapport de l’OMS intitulé « Analyse mondiale des
déchets des activités de soins dans le contexte de la Covid-19 : état,
conséquences et recommandations » sont fondées sur les
quelque 87 000 tonnes d’équipements de protection individuelle (EPI) achetées
entre mars 2020 et novembre 2021 et expédiées pour répondre aux besoins urgents
des pays face à la Covid-19 dans le cadre d’une initiative d’urgence conjointe
des Nations Unies. Après avoir été utilisés, la plupart de ces équipements ont
certainement fini au rebut.
Les auteurs soulignent que plus de 140 millions de kits de test pouvant générer 2600 tonnes de déchets non infectieux (principalement en plastique) et 731000 litres de déchets chimiques (équivalent à un tiers du volume d’une piscine olympique) ont été expédiés, tandis que plus de huit milliards de doses de vaccin ont été administrées dans le monde, produisant 144 000 tonnes de déchets supplémentaires (seringues, aiguilles et de boîtes de sécurité).

Un manque cruel de systèmes de tri des déchets
Alors que
l’ONU et les pays se sont attachés immédiatement à assurer des
approvisionnements en EPI de qualité garantie, ils ont accordé moins
d’attention et consacré moins de ressources à la gestion sûre et durable des
déchets d’activités de soins liées à la Covid-19. Il faut pour cela mettre
en place des systèmes de gestion efficaces et donner des orientations aux
soignants sur ce qu’il faut faire des EPI et des produits de santé après leur
utilisation.
Aujourd’hui,
30% des établissements de santé (60% dans les pays les moins avancés) ne sont
pas équipés pour gérer les quantités de déchets existantes, a fortiori les
déchets supplémentaires liés à la Covid-19. Cette situation expose
potentiellement les soignants à des piqûres d’aiguille accidentelles, à des
brûlures et à des micro-organismes pathogènes et elle a aussi une incidence sur
les populations habitant à proximité de sites d’enfouissement et d’élimination
des déchets mal gérés, en raison de la pollution de l’air due à la combustion
des déchets, de la mauvaise qualité de l’eau ou de la présence de nuisibles
porteurs de maladies.
Le rapport
présente un ensemble de recommandations pour intégrer de meilleures pratiques
de gestion des déchets, plus sûres et plus durables sur le plan
environnemental, dans la riposte actuelle à la Covid-19 et dans les futurs
efforts de préparation aux pandémies, et met en exergue les témoignages de pays
et d’organisations qui les ont mises en pratique dans le but de
« reconstruire en mieux ».
Source :
OMS