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Alerte santé : brûlage aux pneus des carcasses de caprins

Alerte santé : brûlage aux pneus des carcasses de caprins
Extrait de l'article: La viande de caprins est très prisée dans l’alimentation togolaise. Elle se retrouve dans diverses sauces dans les restaurants ainsi que dans les repas de cérémonies dont les fêtes de fin d’année et baptêmes.

La viande de caprins est très prisée dans l’alimentation togolaise. Elle se retrouve dans diverses sauces dans les restaurants ainsi que dans les repas de cérémonies dont les fêtes de fin d’année et baptêmes.  Dans le processus de traitement des carcasses    de     caprins après      l’abattage, il y a l’étape de   brûlage qui consiste au    flambage de la peau pour faciliter l’élimination du poil. Malheureusement la plupart des bouchers au Togo utilisent les pneus usés des véhicules comme combustibles.

Les pneus contiennent des produits très toxiques

Les pneus sont constitués d’assemblages de caoutchouc synthétique contenant des produits benzéniques connus pour leur effet cancérigène chez l’Homme. Lorsque les pneus sont brûlés, le caoutchouc se dégrade et dégage divers produits très toxiques pour les poumons notamment le dioxyde de souffre, l’oxyde de carbone.

Le dioxyde de soufre est le meilleur complexant de l’hémoglobine ; il s’oppose à la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine, donc perturbe les échanges gazeux au niveau des poumons.   Dans la thèse du Docteur Vétérinaire Poconam Djablaté Douti soutenue en mai 1986, il décriait   déjà cette pratique de brûlage de   caprins dans les abattoirs au Togo.  Hormis la pollution environnementale qu’engendre ce brûlage, les opérateurs ou bouchers s’exposent à de graves dangers sanitaires.

En effet, leur peau est constamment noircie par le goudron, qui finit par boucher les pores de la peau. Ils ont également de fortes chances de souffrir de pneumonies à moyen ou à long terme, par accumulation des produits toxiques qu’ils inhalent chaque jour.

Conséquences sur les consommateurs

Les consommateurs de viande de caprins brûlés à l’aide de pneus s’exposent aussi à ces dangers sanitaires du fait de dépôts de particules nocives sur la viande brûlée. Ils risquent de développer des pathologies graves comme le cancer, la pneumonie, les difficultés respiratoires, un système immunitaire faible. Malheureusement, la plupart d’entre eux ignorent ces graves conséquences sur l’environnement et la santé.

Brûler par d’autres moyens

A la lumière des effets toxiques et des dangers que peuvent entraîner les produits de dégradation de ce combustible, les opérateurs des abattoirs devraient rechercher d’autres sources de combustible pour le brûlage de caprins, telles que le gaz, le biogaz.  Les consommateurs devraient être sensibilisés sur les dangers de cette pratique et davantage exiger l’adoption de sources d’énergies alternatives et moins polluantes. 

Source : Vétérinaires Sans Frontières-Suisse (VSF) 

Auteur
Rédacteur
Samuel Degbe

La viande de caprins est très prisée dans l’alimentation togolaise. Elle se retrouve dans diverses sauces dans les restaurants ainsi que dans les repas de cérémonies dont les fêtes de fin d’année et baptêmes.

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