Période du harmattan : nécessité du port de masque
- Posted on 18/01/2023 17:30
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: L’harmattan souffle actuellement sur le Togo. C’est une période qui va de mi-novembre à fin mars. Cette période est caractérisée par un vent froid et sec chargé de particules poussiéreuses. En
L’harmattan souffle
actuellement sur le Togo. C’est une période qui va de mi-novembre à fin mars.
Cette période est caractérisée par un vent froid et sec chargé de particules
poussiéreuses. En cette période, le port du masque ou « cache-nez » est
le moyen prisé pour se protéger de la poussière que dégage ce vent.
Une partie importante de la
population togolaise depuis l’avènement du Coronavirus, a pu intégrer le port
du cache-nez protecteur dans son vécu quotidien. Beaucoup affirment, en effet,
l’avoir intégré au regard de son importance dans la protection contre les
maladies. Du coup, certains étals des vendeurs
de cache-nez sont pris d’assaut. En clair, ces éléments de protection
s’arrachent comme des petits pains et presque tout le monde en porte comme dans
un centre de santé. En cette période d’harmattan, le cache-nez n’est pas
négligé.
Romuald 22 ans, Etudiant à
la faculté d droit à l’université de Lomé confie : « C’est juste pour me protéger contre le
covid-19 et la poussière. Il faut se protéger surtout en ce temps de d’harmattan.
Ce vent est toujours chargé de poussière et de microbes et des particules toxiques. Je crois que les
gens comprendront la nécessité de porter un cache-nez». Da Mama, Revendeuse
des produits céréaliers au marché d’Adidogomé Assiyéyé, dame d’une trentaine
d'années environ ne cache pas les avantages que lui procure le port du masque
protecteur. « Avec cette poussière,
si tu marches sans masque, tu vas contracter la toux et le rhume »,
a-t-elle prévenu. A chaque fois qu’elle emprunte la route, elle porte son
masque.
Attention
aux maladies
En cette période d’harmattan le risque de contracter une maladie est élevée au regard des microbes, des virus et des parasites dont est chargée la poussière. D’après Mme Micheline Nang Samboung, Auxiliaire de vie sociale et santé au service d'assistance à domicile et dans les hôpitaux de l'ONG Volontaires Internationaux pour la promotion de la Sante en Afrique (SADH-VISA), « les maladies fréquemment contractées en cette période sont la grippe, la toux, le rhume, la méningite, la pneumonie, l'asthme, la bronchite, et les infections respiratoires et la tuberculose. Raison pour laquelle il faut impérativement porter de cache-nez contre la poussière pour sortir ». Dans certains établissements sanitaires comme le CMS Adidogomé, la clinique « Le Safran » à Baguida, les services de consultations font le plein chaque jour de patients. Des cas de maladies ou allergies respiratoires liées à l’harmattan sont enregistrés.

La principale arme pour lutter contre la
poussière, c’est de protéger les voies respiratoires. Et le cache-nez est très
important surtout pour les asthmatiques, souligne Dr Dieudide Dovonou, médecin
généraliste à la clinique « Le Safran » situé à Baguida à Lomé. « Le cache-nez n’est pas seulement pour
Covid mais cela a beaucoup aidé. En portant le cache-nez on aura moins de
grippes, moins de toux, moins de problèmes de rhinites, d’écoulement nasal en cette
période d’harmattan parce que les gens se protègent systématiquement contre la
Covid, ce qui permet également de se protéger contre la poussière », martèle Dr Dovonou.
Par ailleurs, la
sécheresse peut se ressentir au niveau respiratoire. La voie respiratoire est
très sèche avec toutes ses conséquences dont les effractions et les infections.
Les périodes d’harmattan sont des périodes de
grande variation de températures d’abord de l’environnement et par voie de
conséquence du corps humain. En journée, on peut aller jusqu’à 39 ou 40 degrés
surtout dans la partie septentrionale et les soirs et très tôt le matin, il
fait excessivement frais. Cette variation de température allant d’un extrême à
un autre va fragiliser les hommes et affaiblir leur immunité. Cette fragilité
de l’immunité peut être responsable de la résurgence des complications sévères
chez les diabétiques, les hypertendus.
Abel
OZIH