Réduire sucre et grignotages : astuces
- Posted on 29/01/2026 20:09
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Le sucre entretient les grignotages. Avoir besoin en permanence de carburant, alors qu’on fait souvent le plein, semble incompréhensible, il y a pourtant une explication physiologique. C’est le résultat du couple sucre et insuline. Lorsqu’on consomme
Le sucre entretient les grignotages. Avoir besoin en permanence de carburant, alors qu’on fait souvent le plein, semble incompréhensible ; il y a pourtant une explication physiologique. C’est le résultat du couple sucre et insuline. Lorsqu’on consomme trop de glucides et des glucides rapidement assimilés, l’organisme sécrète beaucoup d’insuline, une hormone qui régule la glycémie en faisant pénétrer le sucre dans les cellules.
Quand on consomme du « dèguè » ou on mange
une barre chocolatée, par exemple, le sucre arrive dans le sang dans 30 secondes.
Puis au bout de 3 minutes, l’organisme secrète brutalement une importante
quantité d’insuline pour faire face à cet afflux de sucre. Elle agit pendant 15
à 20 minutes et la glycémie chute à nouveau. Il se produit alors une
hypoglycémie réactionnelle, qui se traduit par une baisse de régime et surtout
une irrésistible envie de consommer des produits sucrés pour « se remonter » à
nouveau. Ce qu’il ne faut pas faire, sinon tout recommence encore. C’est ainsi
qu’on grossit car, sous l’effet de l’insuline, le sucre mis en réserve dans les
cellules est transformé en graisses.
Trouver d’autres
sources d’énergie durable
D’après les études, c’est
seulement du glucose dont le corps et le cerveau ont besoin. Or si on le trouve
dans des aliments, et pas uniquement ceux au goût sucré, on peut aussi le
synthétiser à partir des protéines et des lipides. Il est donc difficile de
tomber en panne de carburant, quelle qu’en soit la cause (compensation
d’un stress ou d’une émotion, déséquilibre nutritionnel, mauvais choix
alimentaires) ; il faut casser ce cercle vicieux du « sucre qui appelle le
sucre » et établir de nouveaux réflexes ». Il est possible de se libérer de
cette addiction et de retrouver la forme et le tonus en quelques semaines.
Prendre un petit
déjeuner équilibré
Plusieurs études montrent l’intérêt de démarrer la journée par un petit déjeuner riche en protéines et glucides. Un repas glucidique favorise la somnolence et l’envie de grignoter en fin de matinée, en entrainant des fluctuations de la glycémie et en augmentant le taux de ghréline, l’hormone de l’appétit.

À l’inverse, un bon petit déjeuner
rassasie durablement, évitant le coup de fatigue. De plus, il permettrait de
réduire l’apport énergétique d’une centaine de calories par jour. Le petit
déjeuner équilibré qu’on doit composer à la maison doit être constitué
d’éléments : une boisson sous forme de thé, café, lait ou eau (sans ajouter
trop de sucre dans le thé ou dans le café) ; un produit à base de céréales :
bouillie aux céréales, pain complet, riz et haricots ; un peu de matières
grasses (mais ce n’est pas obligatoire pour ceux qui sont des malades
chroniques) ; un fruit frais.
Varier les féculents
et les légumineuses, et contrôler leurs portions
Leurs glucides sont
assimilés par l’organisme plus lentement que ceux des produits sucrés. Ils ne
génèrent pas de pic d’insuline, ce qui fait qu’ils apportent de l’énergie et
rassasient durablement, sans faire de gras. On privilégie ceux qui affichent
des index glycémiques modérés, voire bas : légumes secs, haricots, petits
pois), « Ayimolou ». Surtout on va doucement avec les quantités : 75
à 100 g poids cuit maximum par repas. Car quelle que soit sa qualité, un
glucide en excès sera forcément stocké.
Ruser sur les
préparations
Une cuisson courte des
pommes de terre, par exemple, permet de conserver un index glycémique bas,
tandis qu’une cuisson prolongée peut entrainer une élévation du fait de
l’accélération de la gélatinisation de l’amidon. Par ailleurs, en
refroidissant, l’amidon tend à revenir à sa structure moléculaire antérieure et
à voir son index glycémique diminuer à nouveau. On peut essayer de manger les
féculents froids en salade, par exemple.
Consommer des
légumes à volonté
Non seulement les légumes
sont pauvres en glucides et en calories, mais, en plus, ils regorgent de fibres
solubles et insolubles qui ralentissent la vitesse d’assimilation des aliments
auxquels ils sont associés. Ils rassasient immédiatement et durablement. On en
consomme à chaque repas, systématiquement associé aux féculents, légumes secs
compris. On évite de cuire les plus riches en glucides (carottes, betteraves)
afin de ne pas élever leur index glycémique. Enfin, on leur ajoute du vinaigre
ou du jus de citron pour ralentir la vitesse d’assimilation de leurs glucides.
Croquer des
arachides
La consommation modérée de
l’arachide contribue à la baisse de mauvaises graisses, à la diminution du
risque cardiaque, à la réduction de l’inflammation. Consommer des arachides va
dans le sens de la perte de poids, alors que ce sont des aliments très
énergétiques (environ 700 cal/100 g). Elles augmentent, en effet, de façon
significative la satiété car elles sont riches en fibres et en bonnes graisses.
Il est conseillé, en cas d’envie de sucré, de grignoter quelques-unes, de
préférence non grillées.
Conserver les fruits
Sources de fibres et de
nutriments essentiels à l’organisme, les fruits apportent une compensation
naturelle en cas de « manque » de sucre. Mais on ne les choisit pas trop mûrs.
Préférer les fruits entiers et avec la peau et on surveille la quantité :
1 orange, 1 mangue. 1 ou 2 dattes, 1 morceau de noix de coco.
Boire de l’eau plate
On s’hydrate tout au long
de la journée ; cela évite également de grignoter. Il existe un tas de façons
de relever une eau plate : un brin de menthe effeuillé, une écorce d’orange
râpée, quelques gouttes de citron pressé.
Éviter les
édulcorants de synthèse
Ils sont un leurre.
Lorsqu’on avale des produits édulcorés, on apporte au palais puis au cerveau du
plaisir mais pas l’apport énergétique. Or il y a dans le cerveau archaïque une
structure, le noyau arqué, qui comptabilise les calories en fonction de ce qui
est mangé. S’il ne trouve pas son compte, il va pousser à consommer davantage
aux prises alimentaires suivantes pour s’y retrouver. Par ailleurs, ils ne
permettent pas de se déshabituer du goût sucré. Au contraire, ils
l’entretiennent. Mieux vaut rechercher d’autres saveurs, comme les épices, les
sucres naturels des fruits et, éventuellement, le miel.
William O. (Source :
« Santé Magazine »)